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Économie - Social
Dossier : Incendie de Notre-Dame

Reconstruire Notre-Dame : "Ce serait scandaleux de faire une charpente en béton"

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Maine, France Bleu

La charpente détruite le 15 avril 2019 dans l'incendie de Notre-Dame de Paris avait 800 ans et elle était en chêne. Le président du centre national de la propriété forestière plaide pour une reconstruction à l'identique, plutôt qu'en métal ou en béton.

La préservation du patrimoine implique de refaire le toit de Notre-Dame en chêne français, selon le président du CNPF (illustration)
La préservation du patrimoine implique de refaire le toit de Notre-Dame en chêne français, selon le président du CNPF (illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

Les cendres de la charpente de Notre-Dame de Paris ont à peine refroidi que déjà le débat fait rage entre les partisans du béton (comme à la cathédrale de Reims) ou du métal (comme au Parlement de Bretagne, à Rennes) et les défenseurs d'une reconstruction à l'identique de "la forêt" de la cathédrale parisienne. Pour le Sarthois Antoine d'Amécourt, président du centre national de la propriété forestière (CNPF), c'est vite vu : c'est en chêne, et en chêne français, qu'il faut reconstruire.

Pourquoi le chêne ?

"Ces charpentes, si elles ont été faites en chêne par nos ancêtres, c'est qu'ils avaient fait des essais et savaient que c'était le bois approprié", estime Antoine d'Amécourt. "Je trouverais scandaleux qu'on aille faire une charpente en béton ou en métal, ce ne serait pas respecter nos ancêtres, même si ça prend un an de plus. Surtout qu'on a tout le chêne qu'il faut et les savoir-faire". 

La ressource est-elle suffisante ?

Il y a 3,5 millions de propriétaires forestiers et beaucoup se sont déjà manifestés, assure Antoine d'Amécourt. Ils sont même trop nombreux pour un besoin estimé à 1 300 chênes : "Rien que dans la forêt de Vibraye, en Sarthe, il y a 2 000 hectares de chênes. Si vous enlevez un chêne à l'hectare, ce n'est même pas visible et vous avez 2 000 chênes. On est sur un prélèvement tout ce qu'il y a de normal. Il y a même bien davantage de chênes aptes à la construction aujourd'hui dans les forêts françaises qu'il n'y en avait à l'époque"

Quel impact sur la durée du chantier ?

Ces chênes peuvent-ils être disponibles rapidement ? "On arrive au printemps, on ne va pas abattre des chênes en pleine sève, donc il vaut mieux attendre l'hiver prochain. J'entends des gens s'inquiéter du temps nécessaire au séchage, mais il vaut mieux utiliser du bois frais. D'ailleurs, j'en ai déjà vendu à des charpentiers d'église, c'est plus facile pour poser les clous par exemple. Et le bois sèche une fois posé". 

Reste le temps de l'édification de la charpente. Là encore, Antoine d'Amécourt ne voit pas d'obstacle majeur. "On a déjà les plans de la charpente de Notre-Dame, il n'y a qu'à remettre en oeuvre. Et aujourd'hui on a des moyens de levage qui n'ont rien à voir avec ceux de l'époque. Les nouvelles technologies permettent énormément de choses". 

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