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Redressement judiciaire chez Manoir Industries : avenir incertain pour plus de 300 salariés manchois

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Par , France Bleu Cotentin

Le groupe métallurgique Manoir Industries a annoncé ce lundi 1er mars, le placement en redressement judiciaire de 5 de ses 6 filiales françaises, dont deux usines dans la Manche.

L'atelier de chaudronnerie CTI ACDN d'Agneaux fait partie des sites en redressement judiciaire.
L'atelier de chaudronnerie CTI ACDN d'Agneaux fait partie des sites en redressement judiciaire. © Radio France - Lucie Thuillet

Les salariés du groupe métallurgique Manoir Industries ont exprimé ce mardi 2 mars leur amertume à l'égard du propriétaire chinois de l'entreprise qui vient d'annoncer Les redressements judiciaires  de 5 filiales du goupe. "On a _un actionnaire chinois qui n'a pas du tout honoré ses engagements, qui nous pénalise_. On peut l'avoir un peu mauvaise. On ne peut pas dire qu'il s'intéresse vraiment au groupe Manoir", a déclaré à l'AFP Loïc Frumin, secrétaire CFDT du comité de groupe.  De fait, le Chinois CAM SPC, actionnaire unique du groupe depuis juin 2020, n'a toujours pas versé les fonds qu'il s'était engagé à investir avant fin novembre 2020.

Recherche repreneurs en urgence

Selon les syndicats, le groupe est confronté à des problèmes de trésorerie et non de charge de travail.  La recherche de repreneurs est "urgente", estime dans un communiqué l'union intersyndicale de la plus grosse des usines, qui emploie 438 personnes à Pîtres dans l'Eure. Vu l'état de la trésorerie, le groupe en redressement pour une période de 6 mois, "ne pourra pas vivre plus de deux mois", estime Arnaud Vimot, le délégué syndical de l'usine ACPP de Diguleville dans la Hague. 

Mobiliser élus et pouvoirs publics

Le site haguais compte 233 salariés auxquels s'ajoutent dans la Manche, les 93 salariés de l'entreprise ACDN basée à Agneaux. Au total, plus de 300 employés qui s'inquiètent aujourd'hui pour leur avenir. Selon la direction "un premier point d'étape sera fait fin avril" devant les tribunaux de commerce concernés à Paris et Rouen.  En espérant que d'ici là, des repreneurs se seront manifestés. "Nous comptons mener une action la semaine prochaine et rencontrer les élus locaux et la sous-préfète de Cherbourg pour les sensibiliser à notre sort", conclut Arnaud Vimot.  

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