Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Réécoutez le débat sur le pouvoir d'achat organisé par France Bleu Périgord

-
Par , France Bleu Périgord

Environ 110 personnes sont venues débattre ce jeudi soir à la Fabrique de Saint-Astier du pouvoir d'achat dans le cadre du dernier débat organisé par France Bleu Périgord. Débat en présence d'Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier et Philippe Chassaing, député LREM de la vallée de l'Isle.

Plus d'une centaine de personnes réunies à la Fabrique de Saint-Astier pour débattre du pouvoir d'achat avec Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier et le député Philippe Chassaing.
Plus d'une centaine de personnes réunies à la Fabrique de Saint-Astier pour débattre du pouvoir d'achat avec Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier et le député Philippe Chassaing. © Radio France - Lionel Bechadergue

Saint-Astier, France

gros succès ce jeudi soir pour le quatrième et dernier débat organisé par France Bleu Périgord à la Fabrique de Saint-Astier, sur le thème du pouvoir d'achat. Environ 110 personnes présentes dans une salle comble où il a fallu rajouter des sièges. Le pouvoir d'achat est la première préoccupation des français et des Gilets Jaunes, devant le chômage. Avec Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier, Philippe Chassaing, député LREM de la vallée de l'Isle, on a débattu de la question du SMIC, des retraites, de la précarité énergétique ou encore de la rémunération des élus.

"Quels sont les leviers dont on dispose pour augmenter le pouvoir d'achat ?" - Jean Pierre de Bassillac-

Elisabeth Marty estime que l'Etat est doté d'un levier important avec la baisse des charges de fonctionnement. "La cocotte minute boue depuis 30 ans, dit la maire de Saint-Astier, A chaque fois, on ferme les yeux, aujourd'hui il faut un certain courage politique _: Je prends cette décision même si je prends le risque de ne pas être réélu. Tant que nous ne faisons pas cet effort, nos administrés perdront de plus en plus confiance en nous". Philippe Chassaing fait remarquer que "le niveau de dépenses publiques, en France, est l'un des plus élevésd'Europe. Si on accepte de baisser la dépense publique, l'effet sera non négligeable pour le pouvoir d'achat_. Nous avons supprimé la CSG pour les retraites inférieures à 2000 euros, augmenté la prime d'activité, soit un accroissement de la dépense publique de 10 milliards d'euros, en partie financée en surtaxant les entreprises, le reste financé par l'emprunt et donc par les générations futures."

On parle du pouvoir d'achat des élus ou des plus pauvres ?" -Claude de Léguillac-de-l'Auche-

"L'Etat demande des efforts", dit Claude de Léguillac de l'Auche. "L'Etat demande des efforts à tout le monde, sauf à lui même". "Combien coûte l'Etat ?" interroge à son tour Philippe Chassaing. "Sur 1000 euros de dépenses publiques, cela représente moins de 1 euro. On ne fait pas de la politique pour s'enrichir, l'enjeu c'est de défendre ses valeurs. IL faut peut-être arrêter d'avoir de la suspicion permanente. Nous faisons notre travail. Je ne vois pas pourquoi ce serait insultant d'avoir une rémunération pour faire ce travail." Elisabeth Marty, maire de Saint-Astier répète que "la municipalité a diminué ses indemnités de 20%". " Je n'ai aucun enveloppe de frais de représentation. Là où il faudrait creuser c'est surtout sur l'indemnité des sénateurs". Une partie du public applaudit

On voudrait passer les retraités pour des nantis" - Marc de Saint-Astier-

Marc, militant CFDT, explique qu'"en Dordogne, beaucoup de retraités touchent moins de 1000 euros par mois. Il y a ceux qui ont peu cotisé et qui ont des retraites très basses. Ceux qui ont commencé à travailler très jeunes, qui ont cotisé toute leur vie, toujours payés au SMIC, avec une retraite de moins de 1000 euros, c'est scandaleux ! Pourquoi ne pas indexer les retraites sur la hausse des prix, bien supérieure cette année à l'augmentation des retraites de 0,3% ?" Le député assume : "Nous avons fait ce choix d'augmenter de 0,3% les retraites alors qu'il est vrai que l'inflation est plus élevée. Les retraites étant payés par les actifs, il y a eu plusieurs réformes : On a demandé en 2010 aux actifs de repousser l'âge de la retraite de 60 à 62 ans et en 2014, le temps de cotisation a été plus élevé pour équilibrer les comptes. Cette année, on a demandé aux retraités d'être solidaires des actifs. Nous voulons, à terme, ré-indexer les retraites sur l'inflation mais cela nécessite une croissance pour voir augmenter les salaires. Il faut une économie plus prospère pour que les actifs puissent financer les retraites. "

Réécoutez le débat de Saint-Astier sur le pouvoir d'achat en intégralité.