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Économie – Social

Réforme de l'assurance-chômage : des conséquences négatives pour un nouvel entrant sur deux

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La réforme de l'assurance chômage aura des conséquences négatives pour un nouveau chômeur sur deux lors de la première année de son application, selon une étude de l'Unédic publiée ce mardi.

Parmi les 2,6 millions d'allocataires qui auraient ouvert un droit avec l'ancien système, 9% n'ouvriront pas de droit selon l'Unédic.
Parmi les 2,6 millions d'allocataires qui auraient ouvert un droit avec l'ancien système, 9% n'ouvriront pas de droit selon l'Unédic. © AFP - SERGE ATTAL / ONLY FRANCE

Baisse de l'allocation, ouverture de droits retardée, durée de droits plus courte, voire pas de droits du tout : la réforme de l'assurance-chômage adoptée cet été va avoir un impact négatif pour un entrant sur deux, lors de la première année de son application (avril 2020-mars 2021). C'est la conclusion d'une étude réalisée par l'Unédic, l'organisme qui gère cette assurance-chômage, et qui est rendue publique ce mardi.

9% des chômeurs ne pourront pas ouvrir de droit à l'allocation

"Parmi les 2,6 millions d'allocataires qui auraient ouvert un droit" avec l'ancien système, "9% n'ouvriront pas de droit" avec les nouvelles règles, estime l'Unédic. 41% subiront une baisse de leur allocation journalière, connaîtront une ouverture de leurs droits plus tardive ou verront la durée de leurs droits raccourcie.

La réforme prévoit en effet un durcissement des conditions d'ouverture de droits à l'allocation chômage. Il faudra, au 1er novembre, avoir travaillé six mois au cours des 24 derniers mois (contre quatre mois sur 28 aujourd'hui). Le seuil de "rechargement" des droits sera aussi de six mois contre un aujourd'hui : il faudra donc avoir travaillé au minimum six mois au lieu d'un pendant sa période d'indemnisation pour pouvoir prolonger celle-ci de l'équivalent du temps travaillé.

Autre mesure à fort impact, la modification, à partir d'avril 2020, des règles de calcul de l'indemnisation qui étaient jugées par l'exécutif trop favorables aux personnes travaillant de manière discontinue. Quelque 850.000 nouveaux entrants, qui avaient des périodes chômées entre deux contrats de travail, auront une allocation mensuelle plus faible, de 20% en moyenne mais parfois jusque 50%. Ils verront cependant tous la durée maximale de leurs droits s'allonger, un argument qui fait dire au gouvernement que leur capital de droits reste intact (600 euros mensuellement sur 18 mois au lieu de 900 euros sur un an par exemple).

"Ça va être une tuerie"

Les syndicats se voient confortés dans leur opposition à la réforme. "Ça va va être une tuerie, tout simplement parce que la seule logique c'est une logique budgétaire sur le dos des chômeurs", a déploré Laurent Berger (CFDT) lundi. "C'est encore pire que prévu", a réagi de son côté FO.

Le gouvernement remet en cause une partie des conclusions de l'Unédic, estimant qu'elle ne prenait pas en compte les "effets de comportement" de la réforme, c'est-à-dire l'incitation à reprendre un travail. "Les effets de comportement mis en avant dans les travaux scientifiques sont multiples et peuvent aller dans des sens opposés", répond l'Unédic, qui juge nécessaire "de prendre en compte l'effet report vers d'autres dispositifs (prime d'activité, RSA)".

La réforme de l'assurance-chômage a été décidée cet été par décret par l'exécutif, après l'échec d'une négociation cet hiver entre les partenaires sociaux. Selon l'Unédic, les économies entraînées par ces mesures seront en ligne avec les prévisions du gouvernement (3,4 milliards sur 2020-2021). Elles permettront un retour à l'excédent en 2021 plus fort, et un désendettement plus rapide.

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