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Réforme de l'assurance-chômage : le gouvernement présente les derniers arbitrages aux partenaires sociaux

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Par , France Bleu
France

Quelle réforme pour l'assurance-chômage ? Ce mardi, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, présente aux partenaires sociaux les derniers arbitrages avant la signature du décret qui devrait être appliqué cet été, alors que le texte ne convainc pas les syndicats.

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, réunit les partenaires sociaux une dernière fois sur la réforme de l'assurance-chômage
La ministre du Travail, Elisabeth Borne, réunit les partenaires sociaux une dernière fois sur la réforme de l'assurance-chômage © Maxppp - Alexis Sciard

Décidée en juillet 2019, la réforme de l'assurance-chômage pourrait entrer en vigueur cet été. Le gouvernement souhaite signer le décret rapidement et présente, ce mardi, les derniers arbitrages aux partenaires sociaux. La ministre du Travail les réunit en visioconférence. 

Mais auront-ils leur mot à dire ? Car le texte, censé faire économiser 1,3 milliards d'euros à l'Etat chaque année, suscite l'opposition des syndicats. Cinq d'entre eux ont publié un décret commun, la semaine dernière, dans lequel ils expriment leur opposition au texte.

Un nouveau calcul pour l'ouverture des droits

La réforme prévoit un nouveau calcul pour ouvrir des droits. Pour toucher le chômage, il faudrait travailler six mois au lieu de quatre, et pendant deux ans. Les syndicats estiment que, dans le contexte actuel de crise économique, les travailleurs les plus précaires seraient encore plus lésés qu'aujourd'hui. Sur ce point, le gouvernement pourrait lâcher du lest et ne l'appliquer qu'à partir du moment où le marché du travail sera un peu meilleur.  

Autre mesure critiquée par les syndicats : la modification des indemnités. L’exécutif assure qu'elles sont aujourd'hui inégalitaires, qu'elles sont plus favorable aux personnes qui alternent entre les CDD de 10-15 jours et périodes d'inactivité qu'à celles qui travaillent en continu. Selon l'Unédic, 38% des demandeurs d'emploi pourraient voir baisser leur allocation de 20%.  

Un malus pour les entreprises repoussé à 2021 au mieux ?

Le seul aspect positif pour les syndicats, ce sont les malus infligés aux entreprises qui abusent des contrats courts. Mais elles ne seront pas taxées dès cet été. Le gouvernement se laisse un an, si ce n'est deux, pour voir si c'est bien utile. 

"Un bonus-malus en août 2022, après la présidentielle et avant la renégociation" de la prochaine convention d'assurance-chômage en novembre 2022, "personne ne croit que ce soit autre chose que de la communication", juge Denis Gravouil de la CGT.

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