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Économie – Social

Réforme de l'assurance chômage : le gouvernement réclame plus de 3 milliards d’économies sur 3 ans

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Par , France Bleu

Le gouvernement a réclamé vendredi que la future négociation sur l'assurance chômage permette de réaliser de 3 à 3,9 milliards d'euros d'économies en trois ans. Les partenaires sociaux dénoncent une "logique uniquement budgétaire".

Logo d'une agence Pôle emploi.
Logo d'une agence Pôle emploi. © Maxppp - Sebastien JARRY

La négociation n'a pas encore débuté mais elle fâche déjà les partenaires sociaux. A l'issue d'une réunion au ministère du Travail vendredi, les organisations syndicales et patronales ont annoncé que le gouvernement réclamait de nouvelles économies sur l'assurance chômage. 

L'exécutif veut que la future réforme permette au régime de réaliser de 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies en trois ans. Tous les négociateurs en ont dénoncé la "logique budgétaire". Les syndicats ont fait savoir qu’ils décideraient ou non de négocier d’ici à la "semaine prochaine", tandis que le Medef dit avoir besoin de "quelques semaines" de réflexion.

"C'est une réforme à l'envers" 

"C'est une réforme à l'envers : on part d'un objectif budgétaire", a dénoncé Jean-Michel Pottier (CPME), qui s'est dit "extrêmement inquiet". "1,3 milliard d'économies par an, c'est beaucoup", a de son côté réagi Michel Beaugas (FO), qui a critiqué un "prisme marqué sur les économies". Ces économies "sont extrêmement conséquentes" et "font suite à une convention où il y a eu déjà 800 millions d'économies sur les droits des demandeurs d'emploi", a regretté Marylise Léon (CFDT). Côté CGT, Denis Gravouil a prévenu qu'il n'était "pas question de baisser les droits des chômeurs".

Invitée de LCI vendredi soir, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud a défendu la feuille de route du gouvernement. C'est en luttant contre la précarité qu'on permettra au régime de faire des économies a assuré la ministre : "Les contrats courts ça coûte 8 milliards de plus que les cotisations que ça rapporte. Donc si on lutte contre la précarité, en même temps on rend moins fragile le dispositif"

Revoir le "cumul emploi chômage"

L'exécutif souhaite notamment que soit revu le système permettant de toucher une allocation chômage et un petit salaire. Prévu pour inciter au retour à l'emploi, ce dispositif dit de "l'activité réduite" ou du "cumul emploi chômage" concerne 800.000 personnes en moyenne par mois, notamment des femmes et des seniors précise l'AFP.

Le gouvernement demande aux partenaires sociaux de se pencher sur "la combinaison" des règles du "cumul emploi chômage" et du mécanisme des "droits rechargeables", qui permet d'augmenter la durée de prise en charge, selon le ministère.

Interrogée sur la dégressivité des allocations-chômage, la ministre a rappelé que "ce n'est pas au gouvernement de dire les solutions" mais aux partenaires sociaux de "définir si, parmi les formules, ils veulent la dégressivité ou autre chose".

Quant à la question d'un bonus-malus imposé aux entreprises qui abusent des contrats courts, mesure qui hérisse le patronat et a été retoquée plusieurs fois par le passé, elle reviendra sur la table. Mais le document de cadrage qui doit être envoyé la semaine prochaine aux organisations syndicales et patronales ne mentionnera pas expressément un "bonus malus", a précisé le ministère. Si un système n'est pas trouvé, la convention d'assurance chômage ne sera pas agréée.