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Économie – Social

Réforme de l'Etat : le plan du gouvernement pour supprimer 50.000 postes de fonctionnaires

lundi 29 octobre 2018 à 10:12 - Mis à jour le lundi 29 octobre 2018 à 21:37 Par Pierre Emparan et Viviane Le Guen, France Bleu

Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté ce lundi sa stratégie sur la réforme de l'administration. Elle s'accompagne d'un plan de départs volontaires lié à l'engagement de campagne d’Emmanuel Macron de suppression de 50.000 postes de fonctionnaires d'Etat d'ici 2022.

Le premier ministre Edouard Philippe au cote de Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics
Le premier ministre Edouard Philippe au cote de Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics © Maxppp - PQR

Près de neuf mois après le premier comité interministériel sur la transformation publique, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté, ce lundi, sa "stratégie" de réforme de l'administration. 

Agence de reconversion pour les fonctionnaires, dématérialisation des services publics, meilleure gestion de l'immobilier de l'État et recours très élargi aux contractuels dans les administrations : le Premier ministre a dévoilé une série d'annonces "transversales" sur la réforme de l'État. 

50 millions et une agence de reconversion des fonctionnaires

Poursuivant l'objectif de supprimer 50.000 postes dans la fonction publique d'État d'ici à 2022, Edouard Philippe a annoncé la création d'une agence de reconversion des agents publics "au second semestre 2019". Selon Matignon, ce dispositif de reclassement, inspiré de l'agence de reconversion des armées, "permettra d'avoir une force de frappe pour accompagner éventuellement des départs volontaires".

L'idée est de proposer, comme aux militaires, des formations afin de pouvoir se convertir dans le privé. Un fonds d'accompagnement de 50 millions d'euros figure dans le projet de loi de finances 2019. Ce fonds permettra aussi de financer des indemnités de départs volontaires.

"Plans de départs volontaires" dans la fonction publique

En février à l'issue du premier comité ministériel, les syndicats de fonctionnaires dénonçaient la mise en place de "plans de départs volontaires" dans la fonction publique. 

Dimanche, Gérald Darmanin a repris l'expression, en annonçant qu'ils permettraient aux fonctionnaires de "rester" ou de "partir" avec "24 mois de salaire" et "la possibilité de toucher le chômage, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici". 

Il n'y aura "pas de surprise", a assuré lundi le secrétaire d'État Olivier Dussopt, qui pilote la concertation avec les syndicats.

Les syndicats ne décolèrent pas

L'annonce n'a pas manqué de braquer les syndicats de fonctionnaires : Christian Grolier (FO), contacté par l'AFP, dénonce une "vision uniquement budgétaire du service public". 

Pour Luc Farré (Unsa) ces propos "s'apparentent à de la communication.L'indemnité de départ volontaire existe déjà", a-t-il souligné. 

Plus de fonctionnaires hors statut 

Mais l'autre annonce qui irrite les syndicats concerne la généralisation du contrat dans la fonction publique. Ce dimanche dans l'émission politique d'Europe 1 en partenariat avec « Les Echos » et CNews le ministre de l'Action publique Gérald Darmanin annonçait que les agents publics pourront désormais "venir pour 5, 10 ou 15 ans". 

Toutefois le ministre maintient qu'il est "important" de "garder" le statut pour une "partie" des fonctionnaires, "notamment" dans les "fonctions les plus régaliennes".

Numérique, immobilier, évaluation

L'exécutif a également publié un calendrier de nouveaux documents qui vont être dématérialisés, dans le cadre de l'objectif d'atteindre 100% des démarches en ligne en 2022 : expérimentation pour les ordonnances médicales en 2019, inscription en ligne sur les listes électorales en 2019, guichet unique de création d'entreprise en ligne en 2021, etc. Comme prévu, des "indicateurs d'efficacité" des services publics de proximité vont aussi être publiés d'ici la fin de l'année.

Enfin le gouvernement souhaite mieux gérer le parc immobilier de l'État - vaste de 100 millions de mètres carrés, et qui induit 10 milliards d'euros de dépenses annuelles - avec une sorte de syndic public. Un milliard d'euros vont être débloqués pour rénover les cités administratives vieillissantes. Le gouvernement souhaite également développer la location plutôt que la cession de ses actifs.