Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

VIDÉO - Le débat SNCF : accord sur le constat, pas sur les remèdes

lundi 19 mars 2018 à 20:20 Par Julien Corbière, France Bleu Saint-Étienne Loire

Trois jours avant la première grève contre la réforme de la SNCF, France Bleu Saint-Étienne Loire organisait ce lundi, avec le quotidien La Tribune - Le Progrès, un grand débat sur l'avenir du train dans la Loire et en France.

Les invités du débat dans le studio France Bleu
Les invités du débat dans le studio France Bleu © Radio France - Julien Corbière

Ce lundi soir dans ses studios, France Bleu Saint-Étienne Loire a proposé un grand débat sur la réforme de la statut du cheminot et de la SNCF. Jeudi aura lieu la première grande journée de mobilisation contre la réforme du gouvernement. Les quatre syndicats de la SNCF appellent à manifester. Ensuite, ce sont 36 jours de grève qui sont programmés pendant le printemps.

Le bras de fer s'annonce tendu, pour les cheminots, pour les politiques, et pour les usagers. En partenariat avec le quotidien La Tribune - Le Progrès, nous avons donc voulu aller plus loin en expliquant les grands enjeux de cette réforme et les questions qui se posent concernant l'avenir de la SNCF. Quatre invités ont participé à ce débat :

- Nathalie Sarles, députée LREM du Roannais

- Raphaël Lyonnet, CGT

- Yoann Drelich, CFDT

- Gabriel Exbrayat, membre de la FNAUT, la fédération des usagers du train

Nathalie Sarles, avocate de la réforme, contre un front d'opposants

La députée LREM, "fille et petite-fille de cheminot" comme elle l'a très vite précisé, a bataillé pendant une heure pour défendre la réforme voulue par Emmanuel Macron. Le débat a d'abord été vif sur le fond, la CGT reprochant au gouvernement un "déni de démocratie", le représentant de la CFDT enchaînant en évoquant des "ordonnances qui ne permettent pas de gagner du temps"

Sur l'épineuse question du statut des cheminots, Nathalie Sarles a évoqué "une question historique" et a appelé "à un autre type de modernité". Réponse de Yoann Drelich (CFDT) : "La nuit nous sommes payés 25 euros nets, dans le privé c'est le double voire le triple". Là aussi il a été relayé par le représentant de la CGT, ce qui tend à démontrer qu'il y a réellement unité syndicale. Pour Raphaël Lyonnet, "on a la démonstration que le statut n'est pas un poids pour l'entreprise".

Les deux syndicalistes qui ont participé à ce débat semblent certains du succès du mouvement qui commence ce jeudi.

" Le gouvernement a voulu abattre du cheminot, il a réussi à en mobiliser 93%" (CFDT)

"Les quatre organisations syndicales sont toutes d'accord, ça faisait longtemps !" (CGT)

Les questions du train dans la Loire et dans la région

C'est ensuite la question des petites lignes et de leur avenir qui est abordé, avec par exemple les collectivités, dont Loire-Forez, qui sont dans l'obligation de financer une rénovation pour sauver les ligne entre Saint-Étienne et Boën-sur-Lignon. Gabriel Exbrayat s'emporte au nom des usagers : "Ces petites lignes ont un rôle social, ce n'est pas un problème de fric, c'est un problème de société". Réponse de Nathalie Sarles (LREM), qui n'évoque pas particulièrement la ligne ligérienne : "quand une ligne est financée à 97%, faut-il vraiment conserver le train ?"

Bien sûr, la ligne Lyon-Saint-Étienne, première ligne TER de France avec plus de 16.000 voyageurs quotidien, a fait l'objet d'échanges très vifs. Pour le représentant de la FNAUT, "cette ligne a doublé son trafic en 30 ans, tous les jours c'est la bagarre pour monter dans le train à Rive-de-Gier ou à Givors" et "c'est la SNCF qui a imposé un matériel qui craque de partout". Le CGT reprend : "les conditions de transport de nos usagers sont nos conditions de travail". La députée LREM du Roannais veut enfin rassurer. Selon Nathalie Sarles,  il n'est pas question de renoncer à l'arrivée des TGV à Saint-Étienne.