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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : "Le statu quo n'est pas tenable" estime le haut-commissaire, Jean-Paul Delevoye

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a présenté lundi ses "conclusions" sur la réforme des retraites, jugeant le statu quo "pas tenable", à la veille d'une nouvelle journée de manifestations. Une réunion "inutile" pour les syndicats qui appellent à se mobiliser massivement.

Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a présenté lundi 9 décembre ses "conclusions" sur la réforme des retraites aux partenaires sociaux
Le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye a présenté lundi 9 décembre ses "conclusions" sur la réforme des retraites aux partenaires sociaux © Maxppp - Vincent Isore

Accompagné de la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, Jean-Paul Delevoye a présenté ce lundi aux partenaires sociaux les "conclusions" de sa longue concertation sur la réforme des retraites, voulue par le gouvernement. Une réunion jugée inutile par les syndicats qui appellent les salariés du public et du privé à se mobiliser massivement ce mardi 10 décembre. 

"Le statu quo n'est pas tenable" défend Jean-Paul Delevoye

Maintien de l'âge légal à 62 ans, des départs anticipés pour les carrières longues et les métiers "régaliens", inscription "dans la loi" que la valeur du point "ne peut baisser", pension minimum à 85% du smic pour une carrière complète, prise en compte pour les fonctionnaires de la pénibilité et des primes : selon Jean-Paul Delevoye, une partie de ses propositions font plutôt consensus.

Mais les partenaires sociaux sont opposés à "l'entrée en vigueur du nouveau système" dès 2025 et "l'âge d'équilibre" à 64 ans, avec une décote avant et une surcote après a reconnu le haut-commissaire aux retraites à l'issue de la réunion. "Je suis convaincu que le statu quo n'est pas tenable, que ce projet est indispensable et que les générations futures nous seront reconnaissantes" a-t-il toutefois résumé.

"Le vrai rendez-vous politique, c'est mercredi" pour les syndicats

Un avis que ne partagent pas les organisations syndicales qui ont renouvelé leur appel à manifester mardi. "Tout ça pour ça. On n'attendait rien et il n'y a rien eu", a fustigé Catherine Perret (CGT), pour qui le gouvernement s'est livré à "un exercice de com' pour essayer d'occuper le terrain". "Nous n'avons pas du tout été entendus par le gouvernement" a estimé Michel Beaugas, secrétaire confédéral de Force ouvrière "et je pense que la mobilisation de demain est nécessaire, elle doit être très forte et il faudra d'autres journées et d'autres grèves pour que le gouvernement se remette autour de la table." 

Pour le syndicaliste en charge de l'emploi et des retraites chez FO, "le haut-commissaire n'a pas les clés, le vrai rendez-vous politique, c'est mercredi", date à laquelle le Premier ministre doit présenter le contenu détaillé du projet.

Le Medef dénonce le "manque de clarté" du gouvernement 

"Le manque de clarté du gouvernement conduit, de fait, à mobiliser les gens, parce qu'ils ne savent pas. Ils n'ont pas de visibilité", a pour sa part regretté le vice-président et porte-parole du Medef, Fabrice Le Saché, sur franceinfo, appelant l'exécutif à expliquer rapidement aux Français "en quoi consiste" son projet.

"Lorsque l'on ne sait pas, c'est anxiogène, ça fait peur, on ne comprend pas, c'est confus. Et donc on se mobilise", a assuré le représentant de l'organisation patronale qui a qualifié la mobilisation sociale contre la réforme "d'importante". "Il faut rapidement que le gouvernement, aujourd'hui, explique en quoi consiste cette réforme", a ajouté le porte-parole de l'organisation patronale, dont les critiques n'ont pas épargné le président Emmanuel Macron. "Au sortir de l'été, on pensait que cette réforme serait enfin clarifiée et mise en oeuvre", a-t-il affirmé. "Et puis on a le président de la République à Biarritz (lors du sommet du G7 fin août) qui a semblé rétropédaler sur les orientations du rapport Delevoye et qui a lancé une grande concertation dont personne ne comprend bien les contours", a-t-il déploré.

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