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Économie – Social

Réforme des retraites : à quoi faut-il s'attendre ?

mardi 9 octobre 2018 à 22:26 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les partenaires sociaux sont attendus au ministère des Solidarités ce mercredi pour dresser le bilan de six mois de concertation sur la réforme des retraites. Une réunion qui devrait permettre de lever le voile sur les intentions du gouvernement concernant la question de l'âge légal de départ.

Un couple de retraités en bord de mer.
Un couple de retraités en bord de mer. © Maxppp - Jean-Luc Flémal

Dix organisations de salariés (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa), de chefs d'entreprises (Medef, CPME, U2P) et d'agriculteurs (FNSEA), doivent être reçues ce mercredi par la ministre Agnès Buzyn et le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, pour faire un point sur la réforme des retraites.

Les partenaires sociaux, qui ont appelé à manifester mardi dans toute la France contre la politique sociale du gouvernement, attendent que l'exécutif lève enfin le voile sur ses intentions avant d'aborder de nouveaux sujets sensibles, dont celui de l'âge de départ.

Un régime commun mais pas unique

Les grandes lignes du projet d'Emmanuel Macron sont connues : en finir avec les 42 régimes, notamment spéciaux, pour instaurer un seul régime "universel" d'ici 10 à 15 ans.

L'idée est de maintenir un système par répartition mais harmonisé, où un euro de cotisation ouvre les mêmes droits pour tous, public comme privé, que vous soyez cheminot, médecin, professeur ou salarié. Certains métiers auront toutefois droit à des aménagements exceptionnels. "Ceux qui risquent leur vie pour la Nation", les militaires ou les policiers pourront bénéficier d'un régime dérogatoire, avec sans doute des points en plus pour partir plus tôt. Idem pour certains métiers pénibles.

Évoquée depuis la campagne présidentielle, la piste d'un régime par points devrait être officiellement retenue mercredi, selon plusieurs syndicalistes interrogés par l'AFP. Une hypothèse décriée par Force Ouvrière (FO) et la CGT. Pour Philippe Martinez, numéro un de la CGT, un système par points serait "profondément inégalitaire" et retarderait de fait l'âge de départ, fixé légalement à 62 ans dans la plupart des cas. "On va vous dire +vous pouvez partir à 62 ans+ mais si vous n'avez pas les moyens de vivre, vous allez donc continuer à travailler pour avoir plus de points", prédit-il, expliquant que "la finalité, c'est que vous allez partir à 65, 67 ans".

Flou sur le montant des futures pensions

Autre source d'inquiétude pour les syndicats : à combien s'élèveront les futures pensions ? Et comment seront-elles calculées ? Pour l'heure le gouvernement n'a pas précisé. 

En moyenne les retraités touchent aujourd'hui 75% de leur salaire. Avec la réforme, cela dépendra des points qui se transformeront en euros lors du départ en retraite. Reste à définir la valeur du point.

Le mode de calcul doit également changer. Actuellement, la retraite d'un salarié du privé est basée sur les 25 meilleures années et celle des fonctionnaires sur les six derniers mois d'activité. Mais à l’avenir ce sera toute la carrière qui comptera, les pensions pourront donc diminuer ou augmenter selon les cas.

L'âge de départ à la retraite toujours fixé à 62 ans ?

Avec la durée de cotisation, la prise en compte des carrières longues ou des primes des fonctionnaires, la question de l'âge légal de départ à la retraite doit être débattu dans les prochains mois, durant la deuxième phase de concertation. Sur ce dernier sujet, les partenaires sociaux sont divisés. FO, la CGT et la CFDT ont déjà prévenu qu'elles mobiliseraient leurs troupes en cas de recul de l'âge de départ à la retraite.

Mais le Medef défend un système de bonus-malus poussant à travailler plus longtemps, sur le modèle de ce qui a déjà été décidé pour les retraites complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco), tandis que des sénateurs ont tout bonnement proposé un report de l'âge légal.

Durant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait fait valoir que sur les retraites, "l'enjeu n'est pas de repousser l'âge." Cependant, Jean-Paul Delevoye a de son côté avancé l'idée que chacun puisse "choisir l'âge de son départ à la retraite, à partir d'un âge pivot dont il conviendra de débattre" avant de revenir sur ses propos dans un tweet publié lundi soir dans lequel il affirme que "l'âge minimum de départ à la retraite restera à 62 ans, conformément à l'engagement du président".

Le projet de loi doit être présenté "dans le courant de l'année 2019", selon le gouvernement.

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