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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : ce qu'en pensent les parlementaires manchois

-
Par , France Bleu Cotentin

Alors que le mouvement de grève contre la réforme des retraites en arrive à son 41e jour ce mardi 14 janvier, les parlementaires manchois sont partagés sur le chemin que prend le projet du gouvernement.

Fronton de l'Assemblée Nationale - illustration
Fronton de l'Assemblée Nationale - illustration © Radio France - Manon Klein

Manche, France

Ce mardi 14 janvier, le mouvement contre la réforme des retraites entre dans son 41e jour. À cette occasion, l'intersyndicale appelle à une nouvelle journée de mobilisation, y compris dans la Manche. Du côté des parlementaires, les avis sont partagés sur la tournure prise par cette réforme

Stéphane Travert, député LREM : "Chacun a fait un pas"

Le député Stéphane Travert - Radio France
Le député Stéphane Travert © Radio France - Lucie THUILLET

"On est dans une négociation, estime Stéphane Travert, député LREM. Le Premier ministre a proposé un vrai compromis. Tout le monde a bougé : le gouvernement en retirant l'âge pivot, et les syndicats en acceptant d'avancer sur le système universel. Il faut saluer cet esprit de responsabilité, et continuer de travailler car des organisations syndicales restent opposées à l'esprit de la réforme. Mais il reste des critères sur lesquels on peut travailler comme la pénibilité. Sur l'âge pivot, ce n'est pas un recul : Edouard Philippe a démontré son esprit de dialogue. Chacun a fait un pas. J'entends le discours de FO et la CGT sur la volonté de retirer la réforme, mais le Premier ministre a été clair. Alors essayons d'avancer pour trouver un compromis."

Bertrand Sorre, député LREM : "Faire appel à l'intelligence collective"

Le député LREM Bertrand Sorre - Maxppp
Le député LREM Bertrand Sorre © Maxppp - Thomas Padilla

"On a vécu une étape décisive avec cette annonce d'une conférence sur le financement des retraites, pour trouver une issue, selon Bertrand Sorre, député LREM. C'est une réforme nécessaire, qui est demandée par une grande majorité de Français. On est aujourd'hui avec 42 régimes, ce qui est vécu comme complètement injuste et inéquitable. Le but est d'arriver à un seul système, universel. Sur toutes les réformes que les gouvernements ont souhaité mettre en place ces dernières années, la posture est la même : il faut sortir d'une vision passéiste. On est dans une globalisation qui nécessite des réformes. Il y a 50 ans, quatre actifs pouvaient cotiser pour payer les retraites. Aujourd'hui, on est à 1,7 actif pour un retraité. Il faut faire appel à l'intelligence collective pour sortir de ce mouvement de grève qui a déjà beaucoup trop duré".

Philippe Bas, sénateur LR : "Quel gâchis !"

Le sénateur LR Philippe Bas - Maxppp
Le sénateur LR Philippe Bas © Maxppp - Vincent Isore

"C'est une réforme un peu étonnante, affirme Philippe Bas, sénateur LR. La seule mesure qui visait à améliorer les ressources [des régimes de retraite], elle est abandonnée. On se demande à quoi ça sert de faire le reste. Le gouvernement s'est mis de lui-même dans une forme de cul de sac. Cette réforme systémique, il l'a lui-même vidé de sa substance. Il a pris de nombreuses mesures catégorielles. À force d'accumuler les dérogations, ça devient un faux régime universel. Et pour la première fois, cette réforme a un coût au lieu d'apporter des ressources. Du coup, on s'inquiète. Est-ce qu'on n'a pas été trop présomptueux ? La réforme doit être utile, apporter des ressources, et là, on se dit quel gâchis".

Philippe Gosselin, député LR : "Une réforme en trompe-l’œil"

Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin - Maxppp
Le député LR de la Manche, Philippe Gosselin © Maxppp - Alexis Sciard

"Peut-on encore parler de réforme ? C'est une vraie question, se demande Philippe Gosselin, député LR. L'âge pivot semble désormais écarté. Alors, je veux bien une retraite minimum à 1000 euro, mais tout ça, ça se finance. Or, si on n'augmente pas les cotisation, si on ne recule pas l'âge de la retraite, ou qu'on n'augmente pas la durée de cotisation, c'est insoluble ! On a l'impression que la réforme s'écarte. Je m'étonne qu'on en soit à organiser une conférence de financement. On devrait avoir ça depuis des mois. Entre la méthode, le tempo, la division voulue du front syndical et des réponses partielles, tout cela nous amène à nous demander où nous en sommes dans cette réforme, qui est pourtant nécessaire. On est au milieu du gué : méfions-nous que la montagne n'accouche pas d'une souris. C'est le risque : d'avoir une réforme en trompe-l’œil."

Jean-Michel Houllegatte, sénateur PS : "Tout ça pour ça"

Le sénateur PS Jean-Michel Houllegatte - Radio France
Le sénateur PS Jean-Michel Houllegatte © Radio France - Frédérick Thiébot

"Tout ça pour ça, se désole Jean-Michel Houllegatte, sénateur PS. On constate une impréparation de la réforme en dépit des deux ans de concertation. On sent de la précipitation, de la rigidité, du flou et de l’improvisation. Je ne suis pas opposé à un système par points, mais il doit apporter des retraites décentes, des réponses à la pénibilité et contribuer à l'égalité homme/femme. Par ailleurs, on veut nous précipiter dans un calendrier : on va examiner un texte au Parlement tout en ne sachant pas l'issue de la conférence de financement. Après, il faut se méfier de l'âge d'équilibre : il ne faut pas que l'âge pivot sorte par la porte et revienne par la fenêtre. Il faut repartir sur des fondamentaux, avec des données financières et chiffrées".

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