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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : de nombreux salariés du privé dans la manifestation de Périgueux

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Par , France Bleu Périgord

Entre 5200 et 7000 personnes ont défilé ce jeudi à Périgueux contre la réforme des retraites. De nombreux fonctionnaires ou cheminots. Mais aussi des salariés de grandes entreprises privées du Périgord

Les papeteries de Condat ont rejoint le cortège à Périgueux
Les papeteries de Condat ont rejoint le cortège à Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

C'est peut être un record. Plus de 5.000 personnes ont manifesté ce jeudi à Périgueux contre la réforme des retraites. Environ 5.200 selon la police et 7.000 selon la CGT ou le SNES. Il faut remonter aux manifs de 2006 contre le Contrat première embauche pour trouver une mobilisation de cette ampleur.

Dans le cortège, il y avait des enseignants, des cheminots, quelques pompiers, des fonctionnaires territoriaux, des hôpitaux, des maisons de retraite, mais aussi des salariés du privé. Inquiets pour leurs retraites, mais aussi parfois pour l'avenir de leur entreprise tout simplement. 

Des salariés de chez Fromarsac, à Marsac, de Mademoiselle Desserts à Condat sur Trincou, des papeteries de Condat au Lardin Saint Lazare. Ou encore de chez Auchan. Marie-Chantale, déléguée CGT et caissière chez Auchan Marsac dénonce notamment l'âge pivot de 64 ans mais elle s'inquiète aussi d'une éventuelle baisse des retraites.

"Nous sommes très inquiètes. Parce que dans la grande distribution, nous touchons des petits salaires, de petites retraites, des temps partiels imposés. Donc cela va être dur et on est inquiets pour l'avenir. C'est de pire en pire au fil des années. Si nous sommes dans la rue, c'est que c'est nécessaire" note-t-elle.

Ils étaient près de 7000 dans les rues de Périgueux - Radio France
Ils étaient près de 7000 dans les rues de Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

"Déjà il y a beaucoup de mes collègues qui ont des problèmes de santé. Qui viennent avec des minerves. Qui sont en arrêt de travail. On ne tiendra pas jusqu'à 64 ans c'est impossible. Physiquement on ne tiendra pas. Et après qu'est ce qu'on deviendra ? Cela touche tout le monde. Ce n'est pas comme le dit la propagande du gouvernement que cela touche les régimes spéciaux, non cela touche tout le monde" poursuit la déléguée CGT.

Intenable jusqu'à 64 ans

Chez Mademoiselle Dessert, installée à Condat sur Trincou, Laurent, l'un des élus CGT présent dans la manifestation s'inquiète si la pénibilité n'était pas prise en compte. "Ce qui nous inquiète, c'est d'abord la retraite à points. Avec ses conséquences si l'économie va mal. Comment peut-on calculer la longévité de quelqu'un" dit-il.

"Et puis à Mademoiselle Dessert, on robotise un peu, mais il y a des chaînes où c'est impossible. Les gens arrivés à 55 ans sont déjà usés, fatigués, on a des troubles musculo-squelettiques, c'est une explosion. C'est intenable 64 ans pour certains métiers. Mais c'est pareil pour les maçons et les couvreurs" explique-t-il.

Les salariés de Condat inquiets pour leur avenir 

Enfin dans la manifestation de nombreux salariés des papeteries de Condat, au Lardin Saint Lazare, avaient fait le déplacement. Dont Philippe Grand, le délégué CGT.

"On est là pour les retraites. Mais aussi pour le mécontentement par rapport aux projets de notre entreprise. On a très peu de temps pour sauver la boîte. Le groupe a été recapitalisé. Mais le projet Condat n'est pas encore fait. Cela dit les retraites c'est important. Vous savez j'ai 34 ans de poste. Si je partais à 60 ans ce serait bien. Mais ce sera finalement 62 ans. Et avec une retraite incomplète. A un moment, cela suffit" note-t-il.

"On essaye de faire passer au gouvernement que c'était une révolte pour maintenir les régimes spéciaux. Mais même dans le privé on est touchés. C'est le même combat !" dit le délégué CGT.

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