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Économie - Social

Réforme des retraites : des passagers restés à quai après une action des manifestants à la gare de La Rochelle

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Par , France Bleu La Rochelle

Plusieurs milliers de manifestants opposés à la réforme des retraites ont défilé dans les principales villes de Charente et Charente-Maritime, ce vendredi. Cette septième journée de mobilisation était organisée le jour de la présentation du projet de loi en conseil des ministres.

Des manifestants opposés à la réforme des retraites ont mené une action à la gare de La Rochelle
Des manifestants opposés à la réforme des retraites ont mené une action à la gare de La Rochelle © Radio France - Sonia Ghobri

Des milliers d'opposants à la réforme des retraites ont défilé dans les rues de Charente et de Charente-Maritime, pour la septième journée de manifestation depuis le début de la mobilisation, le 5 décembre dernier. Le projet de loi a été adopté ce vendredi, en conseil des ministres. 

Quelques tensions lors des manifestations 

Les syndicats ont compté entre 4.000 et 5.000 manifestants à Angoulême, la préfecture n'a pas communiqué de chiffre. A Saintes, ils étaient 2.500 selon les syndicats, 900 selon les estimations de la police. A La Rochelle et Rochefort, préfecture et syndicats avancent à peu près le même nombre : environ 3.000 à La Rochelle et entre 700 et 900 à Rochefort. 

Un manifestant a été interpellé à Saintes, après avoir refusé de se soumettre à un contrôle d'identité, peu après une action mouvementé au lycée Bellevue. Une enquête est ouverte pour violence, outrage et rébellion. A La Rochelle, un homme a également été interpellé pour avoir allumé et jeté un fumigène, qui a atterri sur un balcon. 

Plusieurs actions coup de poings 

Aucun bus n'a pu circuler à La Rochelle jusqu'à 11 heures ce matin. Des manifestants ont bloqué le dépôt de la Régie des Transports Communautaires Rochelais (RTCR)  

Vers 16h20, une centaine de manifestants ont envahi la gare de La Rochelle. "On a défilé sur le port, puis on a décidé de venir ici, sur le quai de la gare. C'était spontané ! Nous avons voulu descendre sur les voies mais nous n'avons pas réussi, le train était déjà là. Nous avons chanté et mis un peu d'animation", raconte Didier, un gilet jaune. Mais tous les passagers du TGV de 16h41, en direction de Paris, n'ont pas pu embarquer. 

Pierre-Alexandre est fonctionnaire à La Rochelle depuis quelques semaines. Il rentre tous les weekend à Paris où il vit avec sa femme et leur bébé. "Quand je suis arrivé, des manifestants étaient sur le parvis de la gare et les portes pour y accéder étaient fermées. Avec une trentaine de voyageurs nous étions coincés dehors alors que notre TGV était sur le quai. Des agents ont fini par ouvrir une porte sur le côté de la gare, _c'était l'heure de départ du train et il est parti ... sans nous_". 

Nous sommes arrivés vingt minutes avant le départ du train, la gare était bloquée

Une version que confirme Augustin : "Avec mes amis nous sommes arrivés vingt minutes avant le départ du train, la gare était bloquée. Les responsables de la gare pensaient que les grévistes allaient mettre le bazar. Donc ils ne nous ont pas laissés entrer, en plus les agents de la SNCF n'ont pas fait d'efforts pour retarder le train de quelques minutes. Quand nous avons enfin pu arriver sur le quai, le train est parti juste devant nous". Il est très en colère parce qu'il devait se rendre à Lille pour passer la soirée avec sa petite-amie. Elle part demain pour six mois à New-York. "Je comprends leur révolte mais je suis très très très énervé parce que ça fait un mois et demi que ça dure, ça fait un mois et demi que c'est compliqué. Alors oui je comprends mais j'aimerais que les manifestants arrêtent de toujours déranger des personnes qui veulent seulement rentrer chez elles"

J'en veux aux grévistes, je veux rentrer chez moi à Paris pour retrouver ma femme et mon bébé

Pierre-Alexandre est dans le même état d'esprit, "Je n'en veux pas à la SNCF, j'en veux aux manifestants, je veux rentrer chez moi à Paris pour retrouver ma femme et mon bébé. Je dois prendre le prochain train et quand j'arriverai à Paris je n'aurais sans doute pas de métro. Il faudra alors que je prenne un taxi pour rentrer chez moi". Mais pour Alexandre, un manifestant, il n'y a pas d'autres choix "manifester dans la rue ne suffit plus, nous sommes obligés de passer par ce type d'action pour se faire entendre. Le but n'était pas de pénaliser ou de nuire à qui que ce soit mais de se faire entendre. Il y a eu un couac mais ce sont les directives de la SNCF"

A la SNCF, on assure que les agents ont fait entrer les passager dans le TGV, ceux restés à quai ne se seraient pas manifestés. Par ailleurs, le chef d'escale n'a enregistré aucune réclamation de prise en charge

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