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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : en Dordogne, les syndicats ne sont pas convaincus par les annonces d'Edouard Philippe

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Par , France Bleu Périgord

Alors que le Premier ministre a dévoilé les détails de la réforme des retraites, les syndicats ne comptent pas relâcher la mobilisation dans le département, bien au contraire. Ce mercredi 11 décembre, ils étaient présents sur le marché de Noël de Périgueux pour sensibiliser les passants.

Le co-secrétaire du SNUipp-FSU de Dordogne, Alain Chabrillangeas, en pleine opération de tractage au marché de Noël de Périgueux.
Le co-secrétaire du SNUipp-FSU de Dordogne, Alain Chabrillangeas, en pleine opération de tractage au marché de Noël de Périgueux. © Radio France - Bastien Munch

Périgueux, France

Des petits tracts jaunes ont fait leur apparition dans les allées du marché de Noël de Périgueux. Ils sont distribués par l'intersyndicale professionnelle (la CGT, Force ouvrière et FSU), pour informer les passants après les annonces d'Edouard Philippe pour la réforme des retraites. Le premier ministre a dévoilé les détails de la réforme, qui devrait être présentée en Conseil des ministres le 22 janvier puis débattue au Parlement en février. Il a notamment promis une retraite à taux plein de 1 000 euros minimum pour tout le monde, ainsi qu'une prise en compte de la pénibilité dans le départ à la retraite.

Karine, professeure de lettres, fait partie de l'opération sensibilisation sur le marché de Noël. Elle tend l'un de ses tracts à Marie-Josée, déjà retraitée. "Je suis de toute coeur avec vous", affirme-t-elle. "Je vous avoue que j'ai écouté le Premier ministre, mais j'ai l'impression que ça ne fait rien avancer. Ca ne concernera que les personnes nées après 1975, c'est bien ça ?" Karine confirme et renchérit : "L'âge pivot va aussi passer à 64 ans". "Moi, je vous le dis, je suis partie à la retraite à 50 ans", reprend Marie-Josée. "J'avais cinq enfants, ça m'a enlevé deux ans par enfant. Mais bon, j'ai commencé à travailler en 1968, c'était un autre temps."

"Ce n'est pas une concession"

Parmi les grévistes mobilisés contre la réforme, on retrouve encore une grande part d'enseignants. Alors qu'Edouard Philippe a affirmé que leur niveau de pension de retraite serait "sectuarisé" et bénéficierait d'une "revalorisation", beaucoup ne se font pas d'illusions. "Je l'ai entendu parler de revalorisation, mais à aucun moment d'augmentation de notre salaire", déplore Karima, professeure des écoles, une liasse de tracts à la main. "Il veut qu'on repense notre métier, pour moi ça signifie que cela va se limiter aux primes et à du travail supplémentaire. Mais nous, on ne demande pas une prime. On veut que notre salaire augmente, et pour cela il faut dégeler le point d'indice."

Alain Chabrillangeas, co-secrétaire du Snuipp-FSU Dordogne

Même son de cloche du côté d'Alain Chabrillangeas, co-secrétaire du SNUipp-FSU en Dordogne. "De qui se moque-t-on ? Franchement, ce n'est pas une concession", affirme-t-il. "On devrait croire un gouvernement qui a mis en place la réforme du lycée et la loi pour l'école de la confiance ? D'ailleurs, on ne sait rien de concret sur ces annonces. Ca veut dire quoi, "sanctuarisé" ? Tout est encore flou."

Diviser pour mieux régner

Outre les enseignants, le Premier ministre a également annoncé des spécificités pour la retraite des policiers, des pompiers, des travailleurs indépendants... Une manière de diviser les professions et les générations, selon l'intersyndicale. "D'un côté, on oppose ceux nés avant 1975, à qui la réforme ne s'appliquera pas, à ceux nés après 2004, et qui se prendront la réforme de plein fouet", explique Corinne Rey, secrétaire générale de l'union départementale de la CGT. "Et puis, on oppose aussi les professions en rajoutant toutes ces spécificités. Des spécificités qui justifiaient justement un système de retraite avec des régimes spéciaux, qu'Emmanuel Macron voulait enterrer. En rajoutant toutes ces différenciations, le gouvernement espère morceler la mobilisation."

L'intersyndicale appelle à des mobilisations jeudi 12 décembre devant les permanences des députés à Périgueux, Bergerac et Sarlat. Une nouvelle journée de grève interprofessionnelle est également prévue le mardi 17 décembre.

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