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Économie – Social

Réforme des retraites : grève des avocats à Bordeaux - 3 questions au bâtonnier Jérôme Dirou

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Par , France Bleu Gironde

Journée "justice morte" et manifestation des avocats contre la réforme des retraites ce lundi. C'est le cas à Bordeaux où les avocats ont prévu un rassemblement sur les marches du Palais à 13h30. Jérôme Dirou, bâtonnier de Bordeaux nous explique les raisons de la colère.

Grève des avocats à Bordeaux 26 juin 2014
Grève des avocats à Bordeaux 26 juin 2014 © Radio France - maxppp

Bordeaux, France

France Bleu Gironde : Quelles sont vos craintes dans cette réforme de votre régime de retraite ?

Jérôme Dirou : Le premier point de contestation c'est bien sur la disparition du régime des avocats qui est un régime spécifique. Il fonctionne uniquement avec les avocats de France (70.000 en activité et 30.000 retraités). C'est un régime en totale autonomie qui possède deux milliards d'euros de réserves. Ce sont des économies que nous avons réalisées depuis des années du fait que les avocats travaillent très longtemps. On a par exemple au barreau de Bordeaux de nombreux avocats qui travaillent au delà de 65 ans. Donc oui notre régime se porte aujourd'hui très bien. 

Avez-vous estimé la baisse de vos pensions après réforme ?

Pour certains cela représentera une baisse d'environ 30 %. On va passer sur des régimes qui sont beaucoup moins excédentaires que les nôtres. Forcément on va nous demander de payer plus et en fin de course d'avoir beaucoup moins. Ce sont les classes jeunes de la profession qui vont être les plus impactées. On va augmenter leurs cotisations et ils vont subir cette réforme de plein fouet pendant les 10 ou 15 premières années de leur carrière. 

Le tribunal de grande instance de Bordeaux sera-t-il complètement à l'arrêt aujourd'hui ?

Non. Le mouvement ne doit pas gêner le justiciable. Les procédures d'urgence, tout ce qui touche à la liberté et aux détenus, ces procédures seront maintenues. C'est un mouvement en forme de frappe chirurgicale à destination du gouvernement. On veut qu'il comprenne bien notre mécontentement. 

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