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Économie – Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Grève du 5 décembre : le casse-tête des parents d'élèves de Moselle

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Par , France Bleu Lorraine Nord

De nombreuses écoles de Moselle resteront fermées jeudi pour la grande journée de grève contre la réforme des retraites. La fédération de parents d'élèves FCPE reconnait la difficulté de la situation mais se dit solidaire du mouvement.

Près de 200 écoles resteront fermées en Moselle le jeudi 5 décembre
Près de 200 écoles resteront fermées en Moselle le jeudi 5 décembre © Maxppp - Alexis Sciard

Moselle, France

La journée de grève du jeudi 5 décembre contre la réforme des retraites s'annonce massivement suivie. L'Education Nationale devrait figurer parmi les secteurs les plus mobilisés. Les syndicats d'enseignants annoncent près de 200 écoles fermées à cette occasion en Moselle. Une situation qui contraint les parents d'élèves à s'organiser pour faire garder leurs enfants. La présidente de la FCPE de Moselle, Christelle Carron, invitée de France Bleu Lorraine admet une "inquiétude" de ses adhérents, tout en affirmant son soutien au mouvement. 

Christelle Carron, êtes-vous inquiète pour cette journée de grève de jeudi ? 

Nous avons des chiffres qui évoquent 60 % des instituteurs et des professeurs en grève. Donc oui, les parents sont inquiets parce qu'effectivement ceux qui ne peuvent pas faire grève vont devoir prendre congé pour garder leurs enfants. En même temps, on est solidaire un de ce mouvement de grève. Mais c'est vrai qu'on a quelques inquiétudes. Les enseignants ont déjà prévenu la semaine dernière, donc on sait que certaines l'école vont être fermées. Beaucoup d’écoles qui en plus ne manifestent habituellement pas.

Les enseignants sont appelés à faire grève, mais aussi les personnels des cantines et du périscolaire. Qu'en sera-t-il de l'accueil minimum ?

Effectivement, quand vous avez plusieurs corps de métier qui font grève, la difficulté c'est de trouver les personnes pour mettre en place l'accueil des enfants, même quand c'est un c'est un mouvement de grève qui a été annoncé très à l'avance. Les employés municipaux ont aussi droit de faire grève donc les municipalités vont se retrouver à court de personnel pour accueillir les enfants en toute sécurité. Parce que c'est bien ça qui est le plus important : on peut ouvrir un accueil d'urgence mais pas sans avoir les moyens nécessaires pour garantir la sécurité des enfants. De notre côté, on invite les parents à se tourner vers leur municipalité pour voir s'il y a moyen d'organiser un accueil. Mais si ce n’est pas le cas, nous proposons de faire jouer la solidarité entre les parents. Je sais que, par exemple, dans l'école de mon fils, cela s’organise entre ceux qui peuvent faire grève et ceux qui prennent des congés. Mais nous avons aussi des parents qui sont travailleurs frontaliers qui vont devoir payer une nounou ou un étudiant pour faire garder leurs enfants.

Malgré tout, vous vous affirmez solidaire de la grève ? 

Oui. C'est une réforme qui va concerner tout le monde. Alors on entend qu’on essaye encore d’opposer le public au privé. Mais là, c'est la fin de la retraite fixe pour tout le monde. Donc régime général ou pas, il n’y a plus de garanties donc nous sommes solidaires. On sait que les lycéens vont se mobiliser aussi, ils sont concernés par leur futur. La FCPE demande à ce que les chefs d'établissements organisent des procédures qui permettent le dialogue est l'expression des lycéens.  On invite les parents, s'ils le peuvent, à s'organiser pour assister les lycéens dans les manifestations.

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