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Dossier : La réforme des retraites

Réforme des retraites : "le gouvernement s'y prend n'importe comment" pour Dominique Toussaint, de la CFDT

Dominique Toussaint, secrétaire général de la CFDT Grand Est, était l'invité de France Bleu Lorraine ce jeudi pour parler de la réforme des retraites. La centrale syndicale n'appelle pas à manifester mais reproche au gouvernement sa méthode de travail et de nombreuses incertitudes.

Le siège de la CFDT à Paris
Le siège de la CFDT à Paris © Maxppp - Aurelien Morissard

Ce jeudi est un jeudi noir avec la mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites et d'importantes perturbations à la SNCF, dans les écoles, les transports publics ou encore l'énergie en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges

Lui n'appelle pas à manifester et il s'en explique : le secrétaire général de la CFDT Grand Est Dominique Toussaint était l'invité de France Bleu Lorraine. Dominique Toussaint qui se dit vigilant au sujet de la réforme et critique la méthode employée par le gouvernement.

Dominique Toussaint : "le gouvernement s'y prend n'importe comment"

France Bleu Lorraine : "Pourquoi ne pas appeler à la grève ?"

Dominique Toussaint : "La CFDT n'appelle pas à la grève interprofessionnelle parce que le mouvement d'aujourd'hui a un mot d'ordre principal qui est "non à la réforme" et la CFDT veut une réforme des retraites. Le mot d'ordre ne nous va pas et le calendrier ne nous va pas parce que le paradoxe c'est qu'aujourd'hui tout le monde se mobilise contre un texte que personne n'a lu. Puisqu'il n'est pas écrit."

Il y a le rapport Delevoye quand même, on sait que le gouvernement planche sur un régime de retraites à points...

Le système de retraite à points, la CFDT le réclame depuis 30 ans donc ce n'est pas ça qui va nous mettre dans la rue. Le rapport Delevoye est dense et ouvre un certain nombre de pistes à chaque sujet. Lesquelles vont être reprises ? Bien malin celui qui le sait aujourd'hui.

Des va-et-vient insupportables"

Vous ne comprenez pas pourquoi on se mobilise aujourd'hui ?

Si, je comprends. Les retraites sont un sujet anxiogène, tout le monde a peur de ce qui va lui arriver. Le gouvernement s'y prend n'importe comment, fait des va-et-vient insupportables, met en avant des questions paramétriques, des questions d'équilibre financier alors que le problème financier ne se pose pas aujourd'hui. A d'autres moments, on est sur une réforme de progrès social. Plus grand monde n'y comprend plus grand chose et les gens sont très inquiets. Les gens se mobilisent dans la rue à mon avis d'ailleurs au-delà de la réforme des retraites, c'est la défiance vis-à-vis du gouvernement actuel qui s'exprime.

Pourquoi le gouvernement met-il autant de temps pour préciser les modalités de cette réforme ?

Le gouvernement n'est pas uni sur cette question. On entend des ministres avoir des discours très divergents. Je pense aussi qu'il y a l'idée pour une partie de l'exécutif de se payer les organisations syndicales. Il y a une espèce d'hystérisation, on est dans une société où l'on pense que les choses ne peuvent avancer que dans la violence et le conflit.

Le régime est à l'équilibre"

Pourquoi ne pas être dans le rapport de force ?

On y est mais pas dans la rue. Ce n'est pas que la manifestation. Ce sont aussi des propositions, ça fait trente ans que l'on creuse cette question. On est en capacité d'avoir une expertise. C'est à la fin du match qu'on verra si on a réussi à faire bouger les lignes.

Vous êtes président de la République, comment vous faites pour équilibrer le régime des retraites ?

Il est à l'équilibre. Le gouvernement ne dit pas la totalité des choses. Il reprend des éléments du COR (conseil d'orientation des retraites) et les instrumentalise, comme d'autres acteurs d'ailleurs. Ca fait un certain nombre d'années que les salariés ont fait des efforts, ils ont payé. Ils vont continuer à produire leurs effets jusqu'en 2030. 

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