Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La réforme des retraites

Réforme des retraites : nouvelle journée de mobilisation ce jeudi 20 février

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Une dixième journée de grève interprofessionnelle est prévue ce jeudi 20 février alors que la réforme des retraites est examinée à l'Assemblée nationale.

Manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 17 février 2020.
Manifestation contre la réforme des retraites à Paris, le 17 février 2020. © AFP - Jerome Gilles / NurPhoto

L'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC et organisations de jeunesse) opposée à la réforme des retraites appelle à une nouvelle journée de grève interprofessionnelle et de manifestations partout en France ce jeudi 20 février, alors que le projet de loi est examiné à l'Assemblée nationale. Mercredi, la CGT a claqué la porte de la conférence de financement dénonçant un "compromis impossible" avec le gouvernement et annoncé qu'elle allait "organiser" sa propre conférence avec les organisations syndicales opposées au projet de loi (FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC). 121.000 personnes se sont mobilisées en France lors de la neuvième journée de manifestations nationales, le 6 février. 

Manifestations à Paris et en régions

À Paris, les manifestants s'élanceront à 13h30 de Montparnasse en direction de Place d'Italie. Un défilé sous haute-surveillance. Les transports pourront être perturbés sur ce trajet et la sécurité des sites institutionnels et emblématiques de la capitale sera renforcée. La préfecture de police de Paris a également pris un arrêté pour interdire tout rassemblement cortège et manifestation se revendiquant des "Gilets jaunes" dans le quartier de la place Charles-de-Gaulle-Etoile et des Champs-Elysées. 

Des manifestations sont aussi prévues un peu partout en France, comme dans la Manche, en Savoie et Haute-Savoie, en Côte d'Or, à Laval, en Berry ou encore à Rennes ou l'université a décidé d'organiser des partiels en ligne.

Dès lundi la CGT et FO ont mené des actions partout en France. À Clermont-Ferrand par exemple, les opposants ont tracté dans le tram. À Laval une soixantaine de manifestants sont partis pour relier la capitale à pied. 

Des perturbations sont également à prévoir dans les transports en commun en région, comme à Bourges, mais le mouvement semble s’essouffler à la RATP. Malgré l'appel à une "journée morte" lancé par des syndicats lundi, le trafic n'a pas été vraiment perturbé dans les transports parisiens.

Actions spectaculaires des avocats

Les avocats, eux, maintiennent la pression sur leur ministre Nicole Belloubet. Ils ont entamé lundi leur septième semaine de grève dure contre la réforme de leur régime autonome de retraites et la plupart des barreaux ont voté la reconduction du mouvement jusqu'à début mars. Les actions spectaculaires se poursuivent. Après avoir jeté leurs robes noires ou encore organisé une procession funéraire symbolique, des avocats ont même déposé une liste aux municipales à Dijon. À Avignon ils ont offert des consultations et à Clermont-Ferrand, ils ont distribué des roses. 

Les débats s'enlisent à l'Assemblée nationale

À l'Assemblée nationale, les députés, réunis depuis lundi pour débattre du projet du gouvernement, n'ont pas encore commencé l'examen de l'article 1er, consacré aux "principes généraux" et qui fait l'objet à lui seul de plus de 1.700 amendements. Au total, 41.000 amendements ont été déposés, une stratégie d'obstruction assumée par l'opposition de gauche tandis qu'à droite, Les Républicains (LR) réclament des éclairages sur le financement de la réforme. Au risque de donner le sentiment de passer en force, le gouvernement pourrait revoir sa position et choisir d'utiliser l'article 49.3 de la Constitution pour sauver son texte selon franceinfo.

La numéro 2 de la CGT, Catherine Perret, a par ailleurs annoncé mercredi que le syndicat avait "décidé de quitter la conférence de financement (sur les retraites) et d'organiser" avec les syndicats opposées à la réforme (FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC) "sa vraie conférence de financement". "Il n'y a pas une forte volonté du gouvernement d'entendre, il ne veut pas changer sa feuille de route et son objectif" a justifié Fabrice Angéi, secrétaire confédéral du syndicat sur France Culture, "donc ce n'est qu'une question de délai, mais il n'y a aucune raison qu'il n'y ait pas validation par la direction de la CGT de la décision, devant cette impasse, de quitter cette pseudo-conférence de financement, pour organiser une vraie conférence de financement par l'intersyndicale pour améliorer notre système actuel qui est l'un des meilleurs systèmes au monde". Une réunion est prévue mardi à la CGT.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu