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Économie – Social

Réforme des retraites : vers une surcote pour ceux qui partiront après 62 ans

mardi 22 janvier 2019 à 11:44 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, propose que les futurs retraités qui partiront après 62 ans, l'âge "minimal" de départ, bénéficient d'une surcote pour leur pension. Ce bonus serait de 3 à 5% par année de travail supplémentaire.

Les futurs retraités qui partiront après 62 ans gagneraient 3 à 5% de plus par année supplémentaire.
Les futurs retraités qui partiront après 62 ans gagneraient 3 à 5% de plus par année supplémentaire. © AFP - PHILIPPE HUGUEN

Les futurs retraités qui liquideront leurs droits après 62 ans pourraient bénéficier d'un "coefficient majorant" sur leur pension, de 3% à 5% par année de travail supplémentaire, selon un document de travail du Haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

"Plus l'âge de départ (sera) tardif, plus la retraite devra être mieux valorisée", estime Jean-Paul Delevoye dans ce document transmis aux partenaires sociaux et dont l'AFP a obtenu copie. Dans le futur "système universel" voulu par Emmanuel Macron, la pension serait calculée en fonction du nombre de points accumulés tout au long de la carrière, sans tenir compte des trimestres cotisés et donc sans référence à l'actuel "taux plein" ni aux mécanismes de décote et de surcote.

L'âge minimal de 62 ans maintenu, avec incitation à rester plus longtemps

Mais l'exécutif veut maintenir un âge "minimal" de départ à 62 ans et inciter les Français à travailler au-delà. Pour "celui qui a travaillé jusqu'à un âge plus tardif", réduisant d'autant la durée de sa retraite, "un coefficient majorant doit s'appliquer à la liquidation", affirme le Haut commissaire. Cette nouvelle surcote gonflerait le nombre total de points "de 3% à 5% par année supplémentaire en activité", avance-t-il.

Une valeur du point identique pour 

Le montant en euros des pensions serait calculé selon une valeur du point identique "pour tous les assurés l'année de leur départ", mais qui pourrait évoluer selon l'espérance de vie des Français. Car si les Français passent plus de temps à la retraite, il faudra soit "financer cela par des recettes supplémentaires, donc par la hausse des cotisations", soit contenir la progression de la valeur du point à un rythme "inférieur" à la croissance économique, prévient M. Delevoye.