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Économie – Social DOSSIER : Dossier du jour de France Bleu Vaucluse

Réforme du code du travail : avis très partagés en Vaucluse avant les annonces

jeudi 31 août 2017 à 6:24 Par Camille Labrousse, France Bleu Vaucluse

Le gouvernement doit détailler ce jeudi sa réforme du code du travail. Les grandes lignes sont déjà connues. En Vaucluse, sans surprise, la réforme divise syndicats, salariés et patronat.

L'actuel code du travail que le gouvernement entend réformer
L'actuel code du travail que le gouvernement entend réformer © Maxppp - Christophe Bertolin

Avignon, France

Voilà des mois que la réforme du code du travail fait débat. Le gouvernement va enfin la détailler ce jeudi. Mais on connaît d'ores et déjà les principales mesures et les positions de chacun à ce sujet.

De leur côté, les syndicats redoutent plusieurs points, à commencer par le plafonnement des indemnités aux prud'hommes. Daniel Di Luca est conseiller aux prud'hommes d'Avignon. Il craint ce qu'on pourrait appeler un "droit à licencier".

"Le fait de plafonner ces indemnités pourrait susciter chez les employeurs une envie de licencier plus facilement. L'employeur saura que ça lui coûtera par exemple 50 000 euros. Il pourra alors provisionner son budget pour un futur licenciement."

Les indemnités aux prud'hommes seront désormais plafonnées  - Maxppp
Les indemnités aux prud'hommes seront désormais plafonnées © Maxppp - Johan BEN AZZOUZ

Autre source d'inquiétude, l'éventuelle fusion des instances syndicales que sont les CE (comités d'entreprise), les CHSCT (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et les DP (délégués du personnel). Très dangereux, estime Jean-Michel Prud'homme, de Force Ouvrière au magasin Auchan du Pontet.

"Chaque instance syndicale a sa spécificité. Tout mélanger, ça veut dire que les salariés seront moins bien protégés."

Les syndicats du Vaucluse rejettent en bloc cette Loi Travail nouvelle version

Les chefs d'entreprise attendent la réforme avec impatience

La société d'Hervé Belmontet vient tout juste de s'installer à Agroparc, à Avignon. Erudis propose des formations dans des secteurs aussi variés que le tertiaire, l'esthétique et le social. Il embauche 22 équivalents temps plein. À l'inverse, de nombreuses entreprises préfèrent rester en dessous de la barre des 20 salariés pour échapper à plusieurs obligations, comme des cotisations plus lourdes et des quotas à respecter de personnes en situation de handicap. Après avoir hésité, Hervé Belmontet a choisi de dépasser ce seuil.

"L'activité était en croissance mais j'ai pris soin de bien réfléchir. L'obligation de créer un comité d'entreprise dès qu'un seuil est franchi a des conséquences financières importantes pour une société. Certains patrons se disent que si ce verrou sautait, ils pourraient embaucher une ou deux personnes supplémentaires".

A Avignon, cette petite entreprise compte sur la réforme du code du travail

Mobilisations à venir

Depuis plusieurs mois, la riposte s'organise. La première mobilisation aura lieu le mardi 12 septembre, à l'appel notamment de la CGT, de Solidaires, du Parti socialiste et du NPA. Le principal rassemblement aura lieu à Paris mais une manifestation est aussi prévue à Avignon.

La France Insoumise participera à cette première mobilisation. Elle répétera l'opération la semaine suivante, le samedi 23 septembre.

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