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Économie – Social

Réforme du code du travail: les réactions dans le nord Franche-Comté

jeudi 31 août 2017 à 19:43 Par Isabelle Rolland, Nicolas Wilhelm et Simon Cardona, France Bleu Belfort-Montbéliard

C'est le premier test du gouvernement Macron: la réforme du code du travail. Les ordonnances ont été dévoilées ce jeudi midi. Dans le nord Franche-Comté, syndicats et chefs d'entreprise ont chacun leur avis sur cette réforme.

Les ordonnances modifiant le code du travail ont été dévoilées ce jeudi
Les ordonnances modifiant le code du travail ont été dévoilées ce jeudi © Maxppp - VIGNOLA François

Belfort, France

C'est un chantier important du quinquennat d'Emmanuel Macron : la réforme du code du travail. Les ordonnances permettant de le réformer ont été dévoilées ce jeudi midi. Dialogue social, indemnités prud'homales, accords d'entreprise, licenciements économiques, les ordonnances comportent 36 mesures.

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© Visactu

Les chefs d'entreprise se sentent rassurés dans leur prise de décision - Louis Deroin, président CPME nord Franche-Comté

"C'est plutôt positif" pour Louis Deroin, le président de la CPME du nord Franche-Comté. "Il y a des signes forts qui vont redonner confiance sur l'embauche. On sent qu'il y a une volonté de vouloir accompagner les entreprises pour qu'elles puissent se permettre de prendre le risque d'embaucher en ayant des solutions qui leur permettront de rebondir si malheureusement c'est nécessaire. "

Plus de sérénité dans la gestion de l'entreprise

Louis Deroin insiste sur le volet prud'homale. "Ca donne beaucoup de lisibilité. La notion de contrat de chantier, on la connaissait déjà mais on sent que cela va devenir un outil plus adapté. On n'a plus cet épée de Damoclès qui dure très longtemps après un licenciement."

Même son de cloche au MEDEF du territoire Franc-Comtois : "Si on diminue le stress et les contraintes sur les entreprises, ça ne peut qu' aller dans le bon sens. Notre objectif, ce n'est pas de licencier des personnes c'est absurde. On n'obtient pas une entreprise dynamique si les salariés ne sont pas bien dans leur peau dans l'entreprise", explique Jean-Luc Piton, président de l'organisation patronale locale.

Scepticisme chez les syndicats

Chez les syndicats, les mesures annoncées par le gouvernement sont accueillies avec beaucoup de réserves et de scepticisme. Damien Pagnoncelli, secrétaire départemental CGT dans le Territoire de Belfort, ne voit aucun effet à l'avenir sur l'emploi. Pour lui, la fusion des instances représentatives est une mauvaise chose. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, délégués du personnel, comités d'entreprises et CHSCT (Comités d'Hygiène et de Sécurité) ne formeront plus qu'une seule entité : le Comité Social et Economique. C'est lui qui va pouvoir enclencher des actions en justice, solliciter des expertises, ... "Le CHSCT est un outil utile pour les salariés car ils les protègent contre les accidents et de maladies professionnelles. Noyer cette instance, c'est prendre le risque de ne plus insister sur la prévention des risques et de juste traiter les conséquences" explique Damien Pagnoncelli.

Les ordonnances ont aussi été mal reçues par la CFDT. Le climat de confiance entre direction d'entreprise et salarié vendu par le gouvernement est utopique pour Olivier Kohler, délégué syndical à Alstom Transport : "Depuis plusieurs années, il n'y a plus de contrat à durée indéterminé dans les entreprises. Parce que les employeurs cherchent à généraliser la flexibilité. Grâce aux ordonnances, les employeurs ont les mains libres vis-à-vis des salariés."

Avant que le texte soit adopté, il doit encore passer par le conseil des ministres. Il devra l'examiner et décider s'il l'adopte. Un passage prévu le 18 septembre.