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Économie – Social

Réforme du code du travail : plus de flexibilité, "du bon sens" pour un patron mayennais

mercredi 30 août 2017 à 16:45 Par Armêl Balogog, France Bleu Mayenne

Le gouvernement révélera, jeudi 31 août, le détail des ordonnances pour réformer le code du travail. Les patrons mayennais, membre du Medef, espèrent que le président de la République tiendra ses promesses de campagne.

Pierre Gattaz et Marie Georges, présidente de Paris Pionnières, à l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines
Pierre Gattaz et Marie Georges, présidente de Paris Pionnières, à l'Université d'été du Medef à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines © Maxppp - Vincent Isore

Laval, France

La rentrée politique sera retentissante, en cette fin de mois d’août, avec une nouvelle étape dans le premier grand chantier social du quinquennat d’Emmanuel Macron : le gouvernement a décidé de dévoiler le contenu des cinq ordonnances pour réformer le code du travail ce jeudi 31.

Ces révélations sont très attendues, à la fois par les partenaires sociaux et par les patrons, en partie rassemblés à l’Université d’été du Medef à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, les 29 et 30 août. Parmi eux notamment, deux patrons mayennais. L’actualité brûlante a été très largement discutée pendant ces deux jours.

Les patrons veulent plus de "flexibilité"

En ouverture du rassemblement du syndicat patronal, mardi, Pierre Gattaz, son président, a appelé Emmanuel Macron à aller "jusqu’au bout pour simplifier le code du travail". "C’est extrêmement important que la main [du gouvernement] ne tremble pas", a-t-il ajouté, en faisant référence aux nombreux entretiens entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

"Forcément qu’on peut avoir des craintes [d’inflexions], commente Franck Gruau, entrepreneur mayennais. Après, on sait très bien que par rapport à un projet de départ, il y a toujours des évolutions. Souhaitons que l’esprit général reste l’esprit qui avait été proposé au départ."

On a envie d’y croire. - Franck Gruau, patron mayennais

Pour le dirigeant de l’agence de communication lavalloise Studio Version2, les engagements de réforme pris par le président pendant la campagne présidentielle sont "positifs" "pour une raison simple" : "c’est que ça va dans le sens d’un peu de flexibilité".

Franck Gruau veut avoir la possibilité de "monter en compétence et en emploi" quand il a plus d’activités, et d’"être flexible" quand il en a moins. "Je pense que c’est juste du bon sens."

Conserver le dialogue social

Du "bon sens", mais pour tout le monde : avant même la publication des détails de la réforme du code du travail, la CGT a déjà prévu une journée de mobilisation le 12 septembre, pour défendre les acquis sociaux des salariés.

Des revendications que comprend tout à fait Eric Hunaut, dirigeant de deux entreprises, Faral à Laval et Chaplain à Mayenne, "parce qu’on est tous attachés à notre modèle en France", assure-t-il, avant d'ajouter :

On ne doit pas non plus fermer les yeux sur le monde qui nous entoure. - Eric Hunaut, patron mayennais

"Je me joins à Pierre Gattaz mais je me joins surtout à ce que pense l’opinion française, explique le Mayennais. C’est-à-dire qu’on a besoin de ces réformes mais il faudrait qu’elles restent justes, nécessaires, importantes pour les entreprises mais également pour les salariés. Donc oui, bien évidemment qu’il faut avancer sur les réformes, mais tout en préservant ce dialogue social qui est nécessaire… Ce qu’a fait le gouvernement en préparant ces ordonnances."