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Reims : des livreurs de repas en grève pour dénoncer leurs conditions de travail

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Ce vendredi, une quarantaine de livreurs de Deliveroo et Uber Eats ont débrayé à Reims. Ils dénoncent la dégradation croissante de leurs revenus, malgré l’augmentation de la demande. Certaines livraisons sont payées moins de 1 € alors que 80 € par jour sont nécessaires pour obtenir un SMIC.

Des livreurs Deliveroo et Uber vont débrayer ce vendredi place d'Erlon.
Des livreurs Deliveroo et Uber vont débrayer ce vendredi place d'Erlon. © Maxppp - Alexandre Marchi

Le mouvement des  livreurs de Deliveroo et Uber Eats à Reims. Après une première mobilisation dimanche dernier, une partie des livreurs des deux plateformes ont décidé d'arrêter le travail à nouveau en signe de protestation ce vendredi . En cause : des conditions de travail qui se dégradent et surtout une baisse de leurs tarifs malgré l'augmentation des commandes depuis l'entrée en vigueur du couvre-feu à 18 heures.

« On ne peut pas continuer à perdre des jours parce qu’actuellement, on a des livraisons à 0,95 €. Et là, ce n’est plus possible. Ces tarifs-là, ils sont insoutenables. On va tomber en faillite », alerte Hugo*, à l’origine du mouvement. 

« Ce qu’il se passe, c’est qu’on a 22 % d’impôts à verser à l’URSSAF. Comme dirait l’autre, c’est facile de faire le calcul : À 0,95 € la course, vous vous rendez compte combien de livraisons il faut faire pour arriver à 80 € par jour et se dégager un SMIC. C’est insoutenable ! », répète-t-il. « L’année dernière, les tarifs étaient encore corrects mais là, c’est de pire en pire, que ce soit Uber ou Deliveroo », déplore le livreur.

Rassemblement de quelques livreurs
Rassemblement de quelques livreurs © Radio France - Sylvie Bassal

Les livreurs espèrent avoir les restaurateurs à leurs côtés

Pour cette journée de mobilisation, Hugo veut marquer le coup et compte sur la solidarité des restaurateurs mais se heurte au refus de certains. « Il y a des restaurateurs qui ne veulent pas perdre de chiffre d’affaires. Donc il resteront probablement en ligne », regrette-t-il. 

Pour autant, il appelle ces patrons à aider son mouvement malgré leurs difficultés : « Je compatis avec les restaurateurs. Je sais que c’est difficile avec le Covid. (…) Mais c’est grâce à nous que les restaurants vivent. C’est les restaurants qui nous font vivre aussi. Il faut dire ce qui est. Donc il faut faire la part des choses et il faut qu’il y ait une solidarité ». 

Les livreurs en grève se sont rassemblés place Drouet d’Erlon à la mi-journée. 

Aucune course n'est payée moins de 1 euro

Dans un communiqué, Deliveroo France réagit en certifiant "qu'aucune course n'est payée moins de 1 euro. Certaines courses de très courtes distances peuvent être payées légèrement moins de 3 euros et 90% des courses sont payées plus de 4 euros" précise Damien Steffan, un représentant français de l'entreprise britannique.  Deliveroo qui dit déplorer "la méthode choisie, reposant sur des tentatives de blocage des restaurateurs (...) durement éprouvés cette année et qui n'ont pas besoin de ce genre d'actions."  Deliveroo qui écrit avoir reçu"des témoignages de livreurs aucunement solidaires de ce mouvement".

* Le prénom a été modifié

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