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Reims: une quarantaine de personnes réunies en soutien à Anthony Smith, l'inspecteur du travail suspendu

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant l'inspection du travail à Reims ce mardi 21 juillet. Une manifestation de soutien à Anthony Smith. L'inspecteur du travail marnais suspendu depuis trois mois était convoqué devant le conseil de discipline à Paris ce mardi.

Rassemblement de soutien à Anthony Smith devant l'inspection du travail à Reims, mardi 21 juillet 2020.
Rassemblement de soutien à Anthony Smith devant l'inspection du travail à Reims, mardi 21 juillet 2020. © Radio France - Vianney Smiarowski

"Tous avec Anthony", c'est le message inscrit sur le masque de Zvonimir. "On voudrait que la hiérarchie de monsieur Smith prenne conscience que son travail a été correctement fait. On aimerait qu'il réintègre son travail et qu'il continue à le faire comme il l'avait fait auparavant", explique ce cheminot à la retraite, militant CGT et lui-même père d'un fils inspecteur du travail.   

Devant l'inspection du travail à Reims ce mardi matin, une quarantaine de personnes se sont réunies, à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires, Sud, où encore de l'association Attac. Une nouvelle manifestation de soutien à Anthony Smith car l'inspecteur du travail marnais était convoqué devant le conseil de discipline à Paris, où un autre rassemblement de soutien avait lieu ce mardi.  

C'est une injustice  

Anthony Smith est accusé d'avoir désobéi à sa hiérarchie. Il a été mis à pied après avoir engagé une procédure en référé contre la direction de l'Aradopa, l'association d'aide à domicile à Reims, alors que les salariés travaillaient sans masque au début du confinement. "Cette affaire devrait être finie depuis longtemps. Il est dans son droit le plus strict. C'est une injustice qui lui est faite et au plus haut niveau", dit Sylviane une membre d'ATTAC.   

Rassemblement en soutien à Anthony Smith devant l'inspection du travail à Reims, mardi 21 juillet 2020.
Rassemblement en soutien à Anthony Smith devant l'inspection du travail à Reims, mardi 21 juillet 2020. © Radio France - Vianney Smiarowski

Derrière cette affaire, c'est aussi l'indépendance de l'inspection du travail qui est remise en question. "S'attaquer à un inspecteur du travail c'est s'attaquer à tous les droits des travailleurs. Il y en a déjà peu dans ce pays, de moins en moins. Dans cette période de crise sanitaire, Anthony Smith a justement cherché à défendre la santé des salariés, dans une entreprise d'aide à domicile qui allait voir des personnes âgées. C'était d'autant plus important d'avoir des masques. Et l'ex ministre du travail Muriel Penicaud a décidé de le sanctionner, c'est ça qu'on trouve particulièrement inacceptable", explique Thomas Rose, de l'union local CGT à Reims.  

Un rassemblement de soutien avec plusieurs centaines de personnes à Paris  

Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le ministère des Solidarités à Paris, à l'appel de la CGT, SUD, FO, de la FSU et de la CNT, avant le passage d'Anthony Smith devant le conseil de discipline. Il a été sanctionné "parce qu'il a trop bien fait son travail", a dit Philippe Martinez, le leader de la CGT. Il estime que le gouvernement préfère "protéger les entreprises plutôt que la santé des salariés", rapporte l'AFP.  

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Dans une déclaration commune, l'intersyndicale dénonce la volonté du gouvernement de "brider" l'inspection du travail pour "ne pas gêner l'activité des entreprises" au moment "où venait d'éclater le scandale de la pénurie de masques".   

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Plusieurs élus et personnalités étaient présents dans le rassemblement parisien. Il y avait notamment Jean-Luc Melenchon et Eric Coquerel de la France insoumise, Nathalie Arthaud  de Lutte ouvrière, Philippe Martinez, le leader de la CGT, ou encore Bernard Thibault de l'Organisation internationale du travail.

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