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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reims : des professionnels de l'événementiel manifestent "pour ne pas être oubliés" par le Gouvernement

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Une vingtaine de manifestants se réunissent devant plusieurs lieux à Reims (Marne) ce samedi après-midi. Des cuisiniers, DJ, traiteurs qui s'estiment oubliés par les autorités et qui sont contraints de rester à l'arrêt à cause de règles sanitaires "incohérentes".

Les "extras" se sont rassemblés devant la mairie de Reims ce samedi après-midi
Les "extras" se sont rassemblés devant la mairie de Reims ce samedi après-midi © Radio France - Stéphane Maggiolini

"Sans nous, vos événements n'existeraient pas", une vingtaine de professionnels de événementiel manifestent à Reims (Marne) ce samedi après-midi. Mobilisation entre la place de la mairie, les marches du palais de Justice et la place d'Erlon. Des "extras", c'est-à-dire des DJ, des traiteurs, des organisateurs de soirées, des cuisiniers ou encore des traiteurs, à l'arrêt depuis le début du confinement, le 17 mars dernier.

L’événementiel en péril

Si les restaurants ont rouvert, que les cinémas s'apprêtent à faire de même et que les mariages sont à nouveau célébrés : les réceptions sont toujours interdites, au même titre que celles organisées dans les Maisons de Champagne, un marché essentiel pour les extras dans la Marne. "J'étais propriétaire d'une société qui fournissait des extras. Pendant le confinement, mon activité était à zéro et j'ai été contraint de fermer mon entreprise. Chaque mois je perdais entre 15.000 et 20.000 euros, pour les extras c'était environ 300 heures de travail en moins", explique Damien Baudette, l'un des manifestants en smoking. "Ça fait 28 ans que je fais ce métier, c'est la première fois que je suis au chômage", déplore-t-il.

Une volonté de cohérence dans les mesures sanitaires

Les organisateurs d’événements sont aussi sur la touche. "Vous n'avez pas de mise à disposition de salle communale, par exemple. Dans les lieux ouverts, il faut un siège sur deux, pas de piste dansante donc vous comprenez bien qu'on ne peut rien faire et que les gens ne font pas de fête après les mariages notamment. Alors que si vous faites ce genre d’événements à titre privé, chez vous, personne ne va venir contrôler", dénonce Stéphanie Wostkowiek, organisatrice d’événements dans la Marne. Une situation illogique, déplorable selon la marnaise car "nous, on peut faire une traçabilité, si une personne vient à contracter la Covid, on a la liste de tous les participants, invités et personnels, présents donc on peut remonter chaque cas contact très facilement", précise-t-elle.

"Nous sommes là pour ne pas être oubliés. À compter de lundi, les salles de jeux, les hippodromes vont rouvrir. Je pense que de manière logique, au même titre qu'on a déverrouillé les restaurants, on peut déverrouiller les réceptions. Il faut que les gens puissent de nouveau faire la fête, un vin d'honneur, un repas. Il faut être logique, c'est juste une histoire de cohérence en fait", affirme Stéphanie Wostkowiek.

Plus de 20 professionnels étaient rassemblés devant la mairie
Plus de 20 professionnels étaient rassemblés devant la mairie © Radio France - Stéphane Maggiolini
"N'oubliez pas l’événementiel" clament les professionnels du secteur
"N'oubliez pas l’événementiel" clament les professionnels du secteur © Radio France - Stéphane Maggiolini
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