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La Relance Eco : à Château-Gontier, Canotika retrouve "un tiers de l'activité"

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Par , France Bleu Mayenne

En canoë ou en pédalo, les activités nautiques sur la Mayenne sont idéales en période de coronavirus, en plein air et à bonne distance des autres. Pourtant, la clientèle a du mal à revenir. À Château-Gontier, l'association Canotika n'a retrouvé qu'un tiers de son activité estivale habituelle.

La plupart des canoë reste à quai malgré les températures estivales
La plupart des canoë reste à quai malgré les températures estivales © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Elle peine à retrouver son rythme de croisière depuis le déconfinement : à Château-Gontier-sur-Mayenne, l'association Canotika ne voit pas revenir toute sa clientèle malgré les conditions météo estivales. Son fondateur Christian Laigle le constate en épluchant le cahier de réservations : "on était au tiers de notre chiffre d'affaire habituel en locations sur le mois de juillet"

Clientèle amputée

"Sur des journées comme _les samedis, on tourne à une centaine de personnes_. C'est la moitié de la fréquentation normale, indique Christian Laigle. Dans le reste de la semaine, on tombe parfois très bas". Il peut encore compter sur les habitués, la clientèle locale, mais "ce qui a beaucoup manqué sur le début de saison, ce sont tous les étrangers comme les Allemands, les Belges ou les Hollandais"

Le nombre de personnes sur chaque créneau est aussi à la baisse, coronavirus oblige : "on a surtout des couples et des individuels, plus beaucoup de grands groupes comme avant. On a parfois une quinzaine de personnes sur l'eau quand on pourrait en avoir cinquante habituellement". La situation épidémique dans le département n'aide pas selon Christian Laigle : "subitement, dès que le port du masque a été obligatoire dans les centre-villes comme Château-Gontier, on l'a senti très nettement"

Impact durable

Faute d'avoir une clientèle au rendez-vous, les bénévoles sont moins nombreux sur le pont cet été. "Je me fais aider par des jeunes en stage et _j'ai repris deux salariés, mais seulement de mi-juin à fin août_, explique le fondateur de Canotika. D'ordinaire, on les a d'avril à septembre". En temps normal, les mois de juillet et août concentrent les deux tiers de l'activité et du chiffre d'affaires annuels. 

L'association veut rester à flot pour tenir financièrement : si ses frais fixes sont assez faibles, l'entretien du matériel d'autant plus limité qu'il sert peu, le manque de rentrées d'argent est tout de même délicate à gérer. "Cette année, nous n'allons pas faire d'investissement, indique Christian Laigle. Chaque année, il y a entre 15.000 et 25.000 euros de matériel acheté. Cette fois, si on a 1.000 ou 2.000 euros de matériel en plus, ce sera tout !"

Désinfection renforcée

L'association a pourtant adapté tout son protocole sanitaire pour assurer la sécurité des clients. "On est obligés de _désinfecter les gilets entre chaque passage_, pareil pour les pagaies, explique Clément Bellanger, qui travaille sur place. On les laisse ensuite dans une cabine le temps que ça sèche. Ça demande plus de travail"

Des précautions prises aussi pour les affaires personnelles des clients. Plus de vestiaire collectif comme avant. Désormais, " on met les affaires de chaque groupe dans des sacs plastiques pour éviter qu'il y ait le moindre contact avec celles des autres, indique Christian Laigle. C'est stocké dans un petit chalet le temps de leur balade sur l'eau". Des mesures qui chamboulent toute l'organisation : "là où on mettait moins d'un quart d'heure pour faire un embarquement, il faut bien compter vingt-cinq minutes maintenant, estime-t-il. Mais _c'est compensé par le fait qu'il y a moins de monde_", conclue-t-il.

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