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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

"La relance éco" : l'entreprise rennaise Klaxoon réorganise les réunions d'entreprise

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Par , France Bleu Armorique

C'est sans doute l'une des rares entreprises à avoir profité du confinement. Klaxoon, basée à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine), est spécialisée depuis 2015 dans l'organisation de réunions à distance pour les entreprises. Entretien avec son fondateur, Matthieu Beucher.

Les Français ont du se mettre au télétravail pendant le confinement (illustration).
Les Français ont du se mettre au télétravail pendant le confinement (illustration). © Maxppp - Marc Ollivier

Fondé en 2015, la start-up de Cesson-Sévigné Klaxoon emploie aujourd'hui 240 personnes. Juste après le confinement, mercredi 20 mai, elle a officialisé un contrat avec Orange, qui va équiper l'ensemble de ses équipes Grand Ouest de ce système. 

France Bleu Armorique : Vous venez d'annoncer un partenariat entre Klaxoon, votre entreprise, et Orange. Qu'est ce que ça change pour Klaxoon, ce partenariat, très concrètement ? 

Matthieu Beucher : C'est une annonce qui est vraiment stratégique et historique. C'est un déploiement intégral sur tout le périmètre Grand Ouest, c'est à dire que 16.000 collaborateurs d'Orange vont être équipés de Klaxoon. Et, dans ces 16.000, il y a tous les métiers, toutes les équipes. Et c'est inédit, parce que jusqu'ici, on avait plutôt un déploiement qui étaient réservé à des métiers bien spécifiques. Donc, c'est une très bonne nouvelle pour nous. 

FBA : Ça devient de fait votre plus gros client ? 

M.B. : Non, pas du tout. On a beaucoup de clients dans 120 pays. Mais ça devient un client parmi les plus matures en termes de déploiement et d'avancement dans les méthodes de travail. Et je trouve ça assez intéressant que ça se passe juste à côté de chez nous, à quelques centaines de mètres de notre siège à Rennes, là où d'habitude, dans le domaine de la tech, on regarde bien plus souvent l'autre côté de l'Atlantique pour essayer de voir et d'observer des évolutions de méthodes de travail, de nouveaux outils...

FBA : Ce partenariat est aussi devenu nécessaire avec le confinement, pour réorganiser toutes les équipes d'Orange ? 

M.B. : Il a été signé avant le confinement. Cela fait déjà depuis 2016 que l'on travaille avec Orange Grand Ouest. Différentes équipes avaient au départ testé, puis déployé la solution sur des métiers de type formation ou gestion de projets. On avait franchi différents échelons. Et puis, en février, Orange a décidé de déployer très largement la solution. Et évidemment, vu le contexte de coronavirus cela met les équipes en situation de collaboration très différente. Et la solution Klaxoon est toute trouvée. L'usage a complètement explosé au sein d'Orange puisque l'ensemble des métiers s'en sont saisis.

FBA : Le confinement a plutôt été une bonne nouvelle pour Klaxoon ? 

M.B : Je pense que c'est surtout une bonne nouvelle pour des choses qu'on a repoussé un peu trop longtemps. On sait que les réunions dans leur format classique ne fonctionnent pas. Les équipes s'éparpillent, à la fois en réunion et dans des centaines de mails et on sait que l'efficacité n'était pas au rendez vous. Ça fait des années que ça dure. Ça fait des années qu'on dit. Là, on a l'opportunité et la contrainte de devoir complètement revoir tous ces formats. C'est souvent dans des crises comme ça qu'on peut tout remettre à plat. 

Maintenant, c'est aussi un contexte d'urgence. La plupart des entreprises que l'on accompagne sont dans des situations difficiles. Donc évidemment, on ne peut pas dire que ce soit une situation positive. Disons qu'elle rebat les cartes et que, dans le domaine des méthodes de travail, ça faisait bien longtemps qu'il fallait qu'on le fasse. 

FBA : Avez-vous beaucoup plus de demandes, beaucoup plus d'entreprises intéressées par vos services depuis le confinement ? 

M.B. : Oui, tout à fait. Aujourd'hui, on embarque 1.000 équipes par jour depuis notre site de Rennes. C'était 1 000 par semaine avant le confinement [1.000 chefs d'équipes qui ont la mai, pour lancer une réunion].

La bonne nouvelle, c'est d'observer que toutes ces entreprises, en ce moment, se posent des questions, adaptent leur offre, se remettent en question. Et on a déjà quelques quelques bonnes nouvelles d'entreprises qui ont réussi à inventer des services pertinents qui correspondent aux besoins qu'on peut avoir dans cette crise, dans un délai qui a été extrêmement court. On a tous les jours des témoignages d'entreprises qui font dix fois plus vite que ce qu'elles faisaient auparavant. 

Est-ce-que ces nouvelles organisations, ces nouvelles méthodes de travail, perdureront ?

M.B : On espère tous pouvoir retourner plus vite possible à la normale, y compris dans les espaces de travail. Par contre, avant le Covid, on avait déjà ouvert les portes au télétravail. C'était quelque chose qui était souhaité. Parce qu'on en connaît les bénéfices, le temps qu'on peut gagner en transports, la souplesse que ça peut donner dans sa vie personnelle. Donc, on espère très, très vite retourner à ce mode de fonctionnement que l'on peut appeler hybride, où le choix est laissé d'être dans un espace de travail, chez soi ou n'importe où, avec des outils qui vous le permettent. Ça fait déjà quelques années que la technologie est mature pour le faire. 

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