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Dossier : La nouvelle éco

La relance éco : la start-up "Louer dehors" a le vent en poupe depuis le déconfinement

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Par , France Bleu Isère

Notre relance éco est consacrée à une start-up créée en 2017 par une grenobloise, Sabine Dissaux, qui a longtemps travaillé dans événementiel. Sa plateforme de mise en relation s'appelle Louer Dehors. Elle est spécialisée dans la location d'espaces extérieurs entre particuliers.

Louer dehors propose sur son site 250 locations possibles en extérieur
Louer dehors propose sur son site 250 locations possibles en extérieur - louer dehors

Sabine Dissaux a créé Louer Dehors, voici 3 ans. Sa plate-forme de mise en relation dispose de  250 biens à son catalogue, partout en France, comme piscine, terrasse, jardin, rooftop, comprenez : toit-terrasse. On peut louer à l'heure ou à la journée entre particuliers. Et depuis le déconfinement, son chiffre d'affaires a augmenté de 146 % par rapport à juillet 2019. Il enregistre 85 % de locations en plus. Des chiffres que l'entreprise veut garder pour l'instant confidentiels à cause de la concurrence. Il faut dire que parmi les clients de "Louer dehors" on trouve de plus en plus d'entreprises, un marché en pleine expansion.

Ecoutez la relance éco sur le site internet "louer dehors", fondé en 2017 par une grenobloise

Comment fonctionne votre start-up ? Quel est son concept ?

C'est une plateforme que j'ai développée sur le modèle d'Airbnb. Nous mettons en relation des particuliers qui veulent louer un jardin, une piscine, une terrasse, un toit-terrasse et d'autres particuliers qui veulent louer cet espace extérieur pour une heure ou une journée. C'est le particulier qui poste son annonce et qui choisit le nombre de personnes qu'il souhaite recevoir chez lui. Cela ne va jamais au-delà de 50. En général, ce sont des personnes proches de la retraite ou à la retraite qui ont une grande maison, vide, car les enfants sont partis et qui veulent ainsi retrouver un peu de vie chez eux. On leur conseille d'être présents au moment de l'arrivée de leurs "guests". Cela permet de créer un contact et en général tout se passe bien. En trois ans, le plus gros problème que l'on a eu à gérer, c'est un trou de cigarette dans un coussin !

Avez vous profité de la crise sanitaire ?

Pendant le confinement, non. Mais après, oui ! Les gens avaient envie de prendre l'air, de nature, de se retrouver entre amis autour d'un barbecue. Au 31 juillet 2020, par rapport à juillet 2019, on a enregistré 85 % de locations en plus et +146% de notre chiffre d'affaires. Le panier moyen a augmenté de 37 %, environ de 190 à 290 euros. On ne donne pas d'autres précisions, c'est confidentiel, par rapport à la concurrence qui se développe sur ce secteur. Notre plus grosse location, cela a été 2500 euros pour une réunion de la PJ de Nanterre, dans une grande propriété près de Rouen.

Avec le Covid-19, vous touchez de plus en plus d'entreprises ?

Oui ! Pour recréer du lien dans les équipes qui ont fait du télé-travail durant trois mois, beaucoup d'entreprises sont allées sur notre site pour trouver des lieux insolites et organiser des réunions de travail, par petits groupes, autour d'un repas dans un jardin, par exemple. Cela plaît beaucoup! Les gens qui louent y trouvent leur compte, cela leur rapporte de l'argent mais ils doivent déclarer ces revenus aux impôts. C'est la loi.

Catherine loue son jardin, à Asnières, en région parisienne
Catherine loue son jardin, à Asnières, en région parisienne -

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Pour l'instant, nous travaillons surtout dans la région parisienne. On voudrait se développer sur la région Auvergne-Rhône-Alpes. D'abord parce que je viens de Grenoble et puis parce qu'il y a un fort potentiel au niveau des entreprises dans cette région, à Lyon, Grenoble et Valence. Nous sommes ce que l'on appelle un intermédiaire de confiance. On met en relation les personnes entre elles, ou les entreprises avec les particuliers. Mais on est là s'il y a un souci. On est joignable par téléphone. On fait du "phygital", c'est-à-dire qu'on remet de l'humain, de la présence physique dans le digital. Les gens ont besoin de cela. Nous sommes une start-up à taille humaine et on veut garder ce contact avec nos clients.

Un rooftop très prisé à Montpellier
Un rooftop très prisé à Montpellier -
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