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Économie – Social

Remplacement du fusil de précision semi-automatique de l'armée : Verney-Carron veut rester dans la course

mercredi 29 août 2018 à 18:19 Par Mathilde Montagnon, France Bleu Saint-Étienne Loire

Alors que l'armée vient de lancer son appel à candidature pour remplacer son fusil de précision semi-automatique, Guillaume Verney-Carron cherche des partenaires pour pouvoir déposer un dossier. Et il parle, sans détour, du travail des lobbyistes dans le secteur de l'armement.

Guillaume Verney-Carron présente le fusil qui pourrait, peut-être, équiper un jour l'armée française
Guillaume Verney-Carron présente le fusil qui pourrait, peut-être, équiper un jour l'armée française © Radio France - Mathilde Montagnon

Saint-Étienne, France

La direction général des armées vient de lancer (le 16 août dernier) l'appel à candidature pour remplacer son fusil de précision semi-automatique. Un marché de 2600 armes. Les dossiers doivent être envoyés le 5 octobre au plus tard. A Saint-Étienne, l'entreprise Verney-Carron veut postuler. Mais elle se heurte à une clause de l'appel à candidature : seules les entreprises dont le chiffre d'affaire dépasse les 50 millions d'euros peuvent postuler. Ce qui n'est pas le cas de Verney-Carron qui affiche 13 millions en moyenne par an. L'entreprise stéphanoise cherche donc des partenaires pour monter un groupement d'opérateurs économiques. Son directeur général Guillaume Verney-Carron a bien l'intention de se battre.

Il y a trois ans, Verney-Carron a  vu le marché du remplacement du Famas lui échapper.  Notamment à cause d'une clause dans l'appel d'offre, déjà, qui autorisait uniquement la candidature des entreprises au chiffre d'affaire de plus de 80 millions d'euros. Aujourd’hui Guillaume Verney-Carron s'interroge sur un éventuel travail de lobbyiste de ses concurrents en amont. "Il y a probablement un travail comme ça qui a été fait. Il y a certainement des informations qui sont remontées au niveau de l'état-major des armées sur du lobbying. Mais il y a surtout après une optique de s'adresser à des entreprises qui ont des reins solides. Je ne dis pas que j'approuve mais j'essaye de me mettre à leur place". 

Reportage de Mathilde Montagnon

Alors pour ce marché du fusil de précision semi-automatique, Guillaume Verney-Carron, avec ses petits moyens, a essayé aussi de faire jouer son réseau. "J'ai beau faire remonter des informations et dire attention, les PME françaises auront du mal à répondre à ce type de marché, pour autant, rien ne change". 

Depuis la démission de Nicolas Hulot on parle beaucoup du travail des lobbies auprès des cercles de décision. Concernant Verney-Caron, difficile de lutter sur ce terrain là selon son directeur général Guillaume Verney-Carron. "Le travail de lobbying, on le fait en interne. On n'a pas de salarié lobbyiste. On n'a pas de lobbyiste non plus parce que ce sont des professions qui sont compliquées en terme de moyens à mettre en œuvre. 

"Le travail de lobbying on le fait en interne" G.Verney-Carron

Moi, je pense que de gros fabricants européens font probablement appel à des lobbyistes. Mais on peut tout trouver. De vraies sociétés de lobbying. Mais on pourrait aussi faire appel, comme ça se fait souvent dans le secteur de la sécurité, à d'anciens généraux à la retraite qui ont gardé un réseau et qui peuvent faire passer des informations. 

C'est pas le cas de Verney-Carron parce qu'on a un problème de moyens. On a les moyens d'une PME industrielle de 90 salariés qui fait 13 millions d'euros. Et on est très loin des chiffres d'affaire de nos concurrents européens qui sont plutôt sur des bases de 200, 450 millions d'euros de chiffre d'affaire."