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Dossier : Coronavirus Covid-19

Renault : 15.000 suppressions d'emplois dans le monde, le site de Choisy-le-Roi fermé d'ici 2022

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

C'est officiel : Renault, qui prévoit un plan d'économies de deux milliards d'euros, annonce la suppression de près de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France. Plusieurs sites sont menacés dans le pays, ou vont faire l'objet de restructurations.

A l'usine de Flins, dans les Yvelines.
A l'usine de Flins, dans les Yvelines. © AFP - Martin BUREAU

C'est officiel : Renault, qui prévoit un plan d'économies de deux milliards d'euros, annonce la suppression de près de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France. Plusieurs sites sont menacés dans le pays ou font l'objet d'un plan de restructuration.

"Ce projet est vital", déclare la direction

"Ce projet est vital", a déclaré la directrice générale Clotilde Delbos, citée dans un communiqué. Renault, qui souffre de surcapacités de production au niveau mondial, avait annoncé en février ses premières pertes en dix ans, et est entré affaibli dans la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus, qui a encore aggravé la situation.

Sept sites concernés par le plan en France 

Le constructeur a ainsi confirmé plusieurs hypothèses de travail pour optimiser son appareil industriel en France : sept sites seront affectés à différents niveaux par ce plan. 

Après la Zoe, Flins arrêtera la production de voitures et récupèrera l'activité de Choisy-le-Roi 

Le projet inclut l'arrêt de la production automobile à Flins, dans les Yvelines, à la fin de la production de la Zoe, après 2024. L'usine, qui compte actuellement 2.600 salariés, sera reconvertie et récupèrera l'activité du site de Choisy-le-Roi, qui emploie 260 personnes dans le recyclage de pièces. Le site basé dans le Val-de-Marne sera le seul à fermer en France a précisé le président du constructeur automobile, Jean-Dominique Senard, lors d'une conférence de presse.

L'avenir de la fonderie de Bretagne en suspens 

La Fonderie de Bretagne ne "fermera pas" a affirmé la direction du site à la CGT ce vendredi matin. Près de 400 salariés travaillent sur le site de Caudan, où une "revue stratégique" avait été annoncée. "C'est une victoire, mais pas une victoire finale!" a souligné Maël Le Goff, secrétaire CGT à la Fonderie de Bretagne.

Avenir incertain pour l'usine de Dieppe 

Même chose pour l'usine de Dieppe, qui emploie aussi près de 400 personnes : le groupe indique ouvrir "une réflexion sur la reconversion de l'usine, à la fin de la production de l'Alpine 110".

L'activité des usines de Douai et Maubeuge réunies pour un pôle électrique et utilitaire 

Le plan prévoit également la création d'un pôle d'excellence dans l'électrique et l'utilitaire à partir des deux usines de Douai et Maubeuge, dans le Nord. L'usine de Maubeuge s'est arrêtée ce vendredi matin, après un appel à la grève de l'intersyndicale. "Les annonces faites par Renault n'ont rien de rassurant pour l'avenir de notre site (...) Une seule alternative, le rapport de force !", peut-on lire sur ses tracts.

Les activités du technocentre de Guyancourt réorganisées 

Le constructeur prévoit aussi 800 millions d'euros de réduction de coûts dans l'ingénierie, évoquant "l'optimisation de l'utilisation des centres de Recherche et développement à l'étranger et de la sous-traitance". Il annonce une réorganisation des activités de son technocentre, situé à Guyancourt, dans les Yvelines.

Pas de licenciement sec

Le plan prévoit  donc près de 4.600 suppressions de postes, sur 48.000, sans licenciement sec. Il s'appuie "sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires", a précisé Renault.

La CFDT dénonce une "casse sociale"

Il s'agit d'un "projet de casse sociale et de désindustrialisation" a réagi la CFDT. Le deuxième syndicat du groupe "se fera entendre par tous les moyens possibles pour aboutir à trouver des solutions compatibles avec le respect des salariés et l'avenir de tous les sites de Renault en France", a-t-il prévenu dans un communiqué. 

Renault : les chiffres clés du groupe
Renault : les chiffres clés du groupe © Visactu
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