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Économie – Social

Renault et PSA auraient artificiellement augmenté le prix de leurs pièces détachées de 15%

jeudi 31 mai 2018 à 10:33 Par Germain Arrigoni, France Bleu Alsace, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

PSA et Renault auraient secrètement et artificiellement gonflé les prix de certaines de leurs pièces détachées de 15% grâce à l'utilisation d'un logiciel, selon Mediapart dans une enquête publiée jeudi. Le profit est estimé à 1,5 milliard d'euros en dix ans pour les deux constructeurs automobiles.

Renault et PSA auraient gonflé les prix de pièces détachées
Renault et PSA auraient gonflé les prix de pièces détachées © Maxppp -

Le groupe PSA et Renault ont-ils gonflé artificiellement les prix de certaines pièces détachées ? Selon des documents obtenus par Mediapart et le réseau de médias European Investigative Collaborations (EIC), les deux constructeurs ont utilisé le même logiciel, Partneo, permettant d'augmenter discrètement le prix de pièces détachées dites "captives" de 15% en moyenne.

Les constructeurs bénéficient en France d'un monopole pour ces pièces captives, essentiellement des éléments de carrosserie. 

1,5 milliard d'euros sur le dos des clients ?  

A partir de la fin des années 2000, Renault et PSA auraient généré 100 millions d'euros de profits supplémentaires par an au niveau mondial, soit un total de 1,5 milliard d'euros, assure Mediapart.   

Grâce aux complexes algorithmes et la large base de données créée par Partneo, les prix de certaines pièces ont ainsi bondi : +264% pour une protection de roue de Dacia Sandero, +100% pour un rétroviseur de Clio III...   

Alertée en 2017 sur des soupçons de pratique concertée anticoncurrentielle, l'Autorité de la concurrence n'a pas donné suite à la procédure, estimant à l'époque ne pas avoir assez d'éléments à sa disposition, indique le site. L'Autorité recommande néanmoins depuis 2012 la fin du monopole des constructeurs sur les pièces visibles de carrosserie. 

Renault et PSA démentent

Contactés par l'AFP, ni Renault ni PSA n'ont communiqué de réaction dans l'immédiat. Sollicité par Mediapart, Renault a démenti tout échange d'informations avec son concurrent et assuré que les chiffres avancés par le site "ne correspondent pas" à leurs données.   

PSA, de son côté "conteste totalement" des accusations qu'il juge "infondées", écrit le site d'information.