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EN IMAGES - À Rennes, des salariés Carrefour en grève dénoncent leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Armorique

Au centre commercial Alma de Rennes, une cinquantaine de salariés Carrefour ont débrayé samedi 3 avril lors d'une journée nationale de grève. Ils dénoncent leurs conditions de travail et un gel des embauches. De son côté, la direction du groupe prévoit une prime de 1350 euros en moyenne.

Ce mouvement de grève national est coordonné par la CFDT et la CGT. 75% des hypermarchés seraient concernés.
Ce mouvement de grève national est coordonné par la CFDT et la CGT. 75% des hypermarchés seraient concernés. © Radio France - Maxime Glorieux

Saint-Malo, Vannes, Langueux, Quimper, Brest... La liste des enseignes Carrefour concernées en Bretagne par le mouvement national de grève est longue. Selon la CFDT, près de trois quarts des hypermarchés ont vu des salariés débrayer samedi 3 avril. Au centre commercial Alma de Rennes (Ille-et-Vilaine), une cinquantaine de salariés se sont mis en grève durant la matinée pour protester contre leurs conditions de travail et demander une meilleur rémunération. 

Ils dénoncent un gel des embauches

Le rôle des salariés de la grande distribution a été décisif lors des confinements successifs et la fatigue se fait sentir. "Beaucoup d'hôtesses de caisse se sont mises en arrêt. On est en manque d'effectifs : énormément de CDI n'ont pas été remplacés", explique Morgane Triballier, qui travaille auprès du service banque après avoir quitté son poste d'hôtesse de caisse en novembre dernier.

Une cinquantaine de salariés se sont relayés durant la matinée devant l'entrée de l'hypermarché au centre commercial Alma à Rennes.
Une cinquantaine de salariés se sont relayés durant la matinée devant l'entrée de l'hypermarché au centre commercial Alma à Rennes. © Radio France - Maxime Glorieux

Il y aurait un gèle des embauches selon la CFDT et la CGT, les deux syndicats à l'origine de cette grève. "Des CDD ne sont pas renouvelés et des contrats professionnels qu'on a formés en magasin partent du jour au lendemain. En 2021, on doit faire le même travail avec beaucoup moins de personnes en magasin", détaille Erwanig Le Roux, délégué CFDT au Carrefour de Cesson-Sévigné, à l'est de Rennes.

Une augmentation de 0,38% des salaires cette année

Ces salariés font partie de la "deuxième ligne" dessinée par le gouvernement lors de la crise sanitaire, une expression décriée par ce représentant national auprès de la CFDT. "Pour nous ce n'est pas le cas : on a des salariés qui sont en première ligne au contact des clients depuis le premier jour de cette crise sanitaire. Pour une entreprise qui a fait des bénéfices record en 2020, il faut récompenser les salariés", lance Erwanig Le Roux, tracts à la main. 

Ces salariés espèrent toucher la prime Macron de 1.000 euros une nouvelle fois en 2021.
Ces salariés espèrent toucher la prime Macron de 1.000 euros une nouvelle fois en 2021. © Radio France - Maxime Glorieux

Les négociations de salaires sont au cœur de ce mouvement de grève national. "On est dégoûtés, confie le délégué syndical. La revalorisation représente +0,38% sur l'année alors que l'inflation sera à plus de 0,6%." Les grévistes demande également la prime Macron, instaurée l'année dernière. 

De son côté, la direction du groupe Carrefour rappelle qu'un accord sur ces négociations de salaires a été signé par le syndicat majoritaire, FO, le 24 mars, avec une hausse égale à 30% d'un mois de salaire. En parallèle, une prime d'intéressement et de participation, basée sur les résultats du groupe, est prévue. Elle s'élève à 1350 euros en moyenne, en hausse de 17% par rapport à 2020, "un niveau jamais atteint depuis dix ans".

Des tapis de caisse défectueux

Les grévistes demandent également l'arrêt de la location-gérance de 40 enseignes à des repreneurs cette année. "Carrefour est en train de céder certains de ses magasins avec des salariés qui perdent tous leurs droits en 18 mois dont une semaine de congés payés, les tickets restaurants, c'est scandaleux", analyse Erwanig Le Roux. 

Le week-end de Pâques n'est pas choisi au hasard par les syndicats pour cette mobilisation : il représente des journées importantes en chiffre d'affaires. Le troisième confinement est une autre préoccupation de ces salariés, avec l'organisation de la vie familiale. "Il va y avoir des contraintes pour ceux qui viennent travailler quand les écoles et les centres de loisirs sont fermés. Il faut que l'organisation du travail s'adapte en fonction des travailleurs qui font tourner l'entreprise", explique Benjamin Gouézigoux, délégué CGT au Carrefour Alma de Rennes, avant de pointer des moyens techniques défectueux, comme par exemple au niveau des tapis de caisses.

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