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Économie – Social

Rennes : entre 20 et 35 lits fermés tout l'été à l'hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier

C'est un coup dur pour l'hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier de Rennes. Entre 20 et 35 lits vont fermer entre juin et début septembre. La direction invoque des postes de médecins vacants. Les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de travail.

L'hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier de Rennes
L'hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier de Rennes © Maxppp - Philippe Renault

Rennes, France

L'hôpital psychiatrique Guillaume-Régnier à Rennes s'apprête à vivre un été difficile.  La direction a décidé de fermer des lits pendant 3 mois parce qu'elle n'a pas de médecins remplaçants pour la période estivale (entre le premier juin et le premier septembre).   Ce sont ainsi entre 20 et 35 lits en moyenne qui seront fermés cet été dans trois unités. La psychiatrie, comme d'autres secteurs, a dû mal à recruter.  

Dix postes vacants

Pour la directrice adjointe de l'hôpital, il s'agit bien d'une situation inédite. "Nous sommes confrontés à un problème de démographie médicale" explique Annaïs Jehanno "à cela se conjugue une situation rennaise où il y a beaucoup de départs à la retraite de médecins libéraux. Sans compter les arrêts maladie". Rennes ne fait pas exception à la règle car "partout en France les établissements hospitaliers doivent faire face à ces difficultés." Au centre hospitalier spécialisé 10 postes de médecins sont vacants.

Conditions de travail dégradées

Les syndicats ne font pas le même diagnostic. "Le manque de médecins n'est pas un problème de numerus clausus" estime Rodolphe Verger de la CGT "car nous sommes un établissement hospitalier attractif. Il faudrait se demander qu'est-ce qui fait que l'hôpital public Guillaume-Régnier n'attire plus les personnels médicaux ?". Pour le représentant syndical, les conditions de travail se sont dégradées avec de plus en plus d'exigences et de contraintes. ce qui démotiveraient les médecins. Pour la CGT,  la situation sera particulièrement tendue lors du week-end du 27-28 juillet, avec 53 lits en moins sur ces deux jours.