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Économie – Social

Rennes : les commerçants ne croient pas en l'aide du gouvernement

mardi 12 février 2019 à 16:07 Par France Bleu Armorique, France Bleu Armorique

En visite à Rennes vendredi dernier, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé une enveloppe de trois millions d'euros pour relancer l'activité économique dans les villes. Mais l'aide ne convainc pas les professionnels : pour plusieurs d'entre eux, c'est de la poudre aux yeux.

Rue Jules Simon, derrière République, des vitrines portent toujours la trace des manifestations du 2 février
Rue Jules Simon, derrière République, des vitrines portent toujours la trace des manifestations du 2 février © Radio France - Lisa Guyenne

Rennes, France

"Au bout du compte, ce sera toujours nous qui paierons", lance Benoît, désabusé. "Je ne comprends pas comment ils vont répartir l'aide entre les commerçants, comment ils vont estimer la perte du chiffre d'affaires alors qu'on ne peut rien prouver." Avec son collègue Sébastien, ils ont lancé leur café il y a un an et demi. "L'an dernier, notre chiffre d'affaires était sur un démarrage, donc on ne sait pas évaluer ce qu'on a perdu !"

Autre problématique : l'impact que les différentes manifestations des "gilets jaunes" ont eu sur les modes de consommation. Aux yeux de Sébastien, "la fréquentation des centre-villes est plombée". Les deux gérants n'ont plus qu'un seul souhait : "que ce cinéma s'arrête".

Des critères souples

Quelques boutiques plus loin, le gérant d'un tabac-presse ne croit pas non plus en l'annonce du Premier ministre. "Pour l'instant, on n'a rien vu venir", souffle-t-il, avant de regarder trois ans en arrière.

En 2016, l'Etat avait débloqué un enveloppe de 600 000 euros pour les commerçants impactés par les manifestations contre la loi Travail. Au total, seuls 21 dossiers avaient été retenus. Beaucoup de commerçants n'avaient pas été aidés.

Les critères étaient beaucoup trop stricts, se souvient le gérant. 

"Personne ne rentrait dans les clous ! En terme de perte de chiffre d'affaires, personne n'était à moins 30 ou moins 40%".

Une situation que veut à tout prix éviter Charles Compagnon, président du Carré Rennais (association des commerçants du centre-ville). _"_Nous allons être d'autant plus vigilants, parce qu'en 2016, on y croyait. C'est important que les centre-villes soient pris au sérieux."

Ce mercredi 13 février, plusieurs associations de commerçants sont reçues à Bercy par la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Ensemble, ils doivent établir comment les aides seront redistribuées aux commerçants. _"_Elles doivent être à la hauteur de la souffrance", conclut Charles Compagnon.