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Rennes : des livreurs Uber Eats et Deliveroo en grève tout le week-end

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Par , , France Bleu Armorique, France Bleu

C'est une action inédite des livreurs des plateformes Uber Eats et Deliveroo en Bretagne. Près de 300 livreurs ne livreront aucune commande pendant deux jours à Rennes (Ille-et-Vilaine) à partir de vendredi 16 avril à 18 h. Ils réclament une revalorisation de leur rémunération. Deliveroo réagit.

Les livreurs ont démarché toute la semaine collègues et restaurateurs pour tenter de déclencher une grève généralisée.
Les livreurs ont démarché toute la semaine collègues et restaurateurs pour tenter de déclencher une grève généralisée. © Radio France - Romain Berchet

Ils veulent frapper un grand coup pour obtenir une rémunération minimum des commandes par les plateformes Uber Eats et Deliveroo. À Rennes (Ille-et-Vilaine), près de 300 livreurs vont se mettre à l'arrêt à partir de vendredi 16 avril à 18 heures jusque dimanche 18 avril soir inclus.  

Difficile de se faire livrer des repas ce week-end 

Concrètement, il sera très difficile de commander via les plateformes Uber Eats et Deliveroo à partir de ce vendredi soir. D'après nos informations, la grève pourrait même commencer dès vendredi midi. Une première mobilisation avait réuni près d'une centaine de livreurs le dimanche 4 avril esplanade Général-de-Gaulle à Rennes. 

Cette première courte grève avait débouché sur une réunion en visio-conférence mardi 6 avril avec un représentant de la plateforme Uber Eats, qui avait promis par la suite des annonces. Une semaine plus tard, un bilan de plusieurs pages a été présenté aux livreurs. Déçus par l'absence de revalorisation de rémunération par commande, ils expliquent qu'il est de plus en plus courant de se voir proposer des commandes à 0,95 centimes d'euro. Les grévistes demandent un minimum de 4,5 euros. 

La suspension du recrutement de livreurs Uber Eats à Rennes 

Parmi les annonces d'Uber Eats face à la contestation : la présence mensuelle, sur place, d'un représentant et la notation basée sur les 500 dernières livraisons contre les 100 dernières actuellement. 

Le géant américain a également annoncé la suppression de la prime en cas de pluie pour ne pas inciter les livreurs à prendre des risques et l'arrêt temporaire du recrutement de nouveaux livreurs. Mais aucune annonce sur les rémunérations n'a été faite, ce que dénoncent les livreurs. "C'était de la communication, une fausse écoute", lance Souleymane, l'une des têtes pensantes du mouvement de grève. Du côté de Deliveroo, la dernière grande concertation avec les livreurs rennais remonte à l'année dernière.

Bientôt une association régionale

En parallèle, les livreurs s'organisent sur un groupe WhatsApp qui réunit près de 300 d'entre eux. "C'est un travail très dur de réunir tout le monde, surtout qu'on représente plusieurs nationalités", confie Abdou, un autre représentant. "Chacun a son application, on a la tête dans le guidon, on ne se parle jamais mais maintenant on veut se structurer", explique Souleymane. 

S'il faut faire un mois de grève, on le fera !

Les livreurs sont déterminés et ont l'ambition de créer un mouvement régional, pour tous les livreurs bretons. Cette grève a été pensée suite à une réunion avec le syndicat CGT d'Ille-et-Vilaine, qui aurait aidé à la confection de tracts pour annoncer la grève. 

La création d'une association est en cours. "S'il faut faire un mois de grève, on le fera. On est des pères de famille, on a des familles à nourrir, un loyer à payer, un scooter ou un vélo, le carburant et 22% de cotisations d'Ursaaf, liste Souleymane. On demande simplement à Uber Eats d'être payés de façon juste !"

Ils espèrent rallier les restaurateurs et livreurs de colis 

À Saint-Étienne (Loire), suite à plusieurs grève suivies, les livreurs ont obtenu une rémunération minimum de 10 euros le midi et de 12 euros le soir, à condition d'avoir effectué au moins deux courses dans l'heure et d'avoir accepté au moins 85 % des commandes proposées. 

Pour que la grève fonctionne à Rennes, les grévistes ont tracté toute la semaine auprès des restaurateurs : si ces derniers éteignent leur tablette de livraison, plus aucun livreur ne pourra travailler. "Le restaurateur français lambda est écrasé comme nous, avec 30% de taxes sur une facture, vous imaginez ? On parle avec eux et on essaye de les rallier à notre cause", analyse Souleymane. 

Les grévistes espèrent également rallier les livreurs de colis et pourquoi pas, à terme, investir dans un local à Rennes pour proposer des services aux livreurs.

La réaction de Deliveroo

La plateforme Deliveroo réagit en évoquant une opération de blocage des commandes et de blocage des livreurs qui souhaitent travailler. Selon la start-up, ce mouvement inquièterait les restaurateurs. L'entreprise réfute l'existence de courses à 95 centimes qui se développent selon les grévistes et estime que leurs revendications sont minoritaires chez les livreurs. Deliveroo ouvrira la semaine prochaine une permanence téléphonique destinée aux livreurs.

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