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Dossier : Coronavirus Covid-19

Rennes : leur entreprise encaisse le montant de leur chômage partiel et les licencie en plein crise du Covid

Deux salariés saisissent le conseil des prud'hommes de Rennes pour contester leur licenciement en pleine crise du Covid-19. Ils réclament aussi le montant de leur chômage partiel qu'ils n'ont pas touché. Leur ancien employeur en a pourtant bénéficié.

David et Mariegniouma, licenciés de leur entreprise pendant la crise du Covid-19
David et Mariegniouma, licenciés de leur entreprise pendant la crise du Covid-19 © Radio France - Céline Guétaz

Jusqu'au 25 mai dernier, David et Mariegniouma travaillaient à Rennes pour une entreprise de transports et de vente de pièces détachées automobile, basée à Saint-Malo. En pleine crise du Covid-19, leur employeur les appelle pour leur signifier qu'ils vont être licenciés. "Il nous a dit que l'entreprise avait des difficultés, et on a eu un entretien préalable au licenciement en visioconférence" raconte David, responsable commercial. Cette société n'a que deux salariés à Rennes, "on ne comprend pas pourquoi il a procédé aussi rapidement" s'interroge les deux salariés. 

Un licenciement illégal, selon la CFTC

Le responsable commercial et son collègue livreur sont en colère, "notre employeur nous a baladés, il se sert du Covid-19 pour nous licencier. L'entreprise est en difficulté certes, mais il devait attendre la fin de la crise pour pouvoir nous licencier parce qu'il a demandé à bénéficier du chômage partiel". Pour François Macquaire, de la CFTC d'Ille -et-Vilaine "ces licenciements sont illégaux. Selon les ordonnances Macron, le chômage partiel servait précisément à maintenir l'emploi dans les entreprises qui pouvaient être en difficulté. L'employeur aurait dû attendre la fin de la crise pour voir s'il avait la capacité de maintenir ou pas ces emplois, mais là, il les licencie pendant le Covid". 

On a reçu notre chômage partiel en mars et en avril, mais plus rien en mai, alors que cela figure sur notre fiche de paye". 

Sur leurs fiches de paye du mois de mai, David et Marigniouma découvrent qu'ils auraient dû percevoir des indemnités de chômage partiel, comme celles qu'ils ont déjà reçues en mars et en avril. Sauf que les deux salariés affirment n'avoir rien perçu,"notre employeur a donc bien fait la demande de chômage partiel auprès de l'Etat, mais il ne nous a rien versé. Il l'a gardé pour lui, pour faire quoi ? On ne sait pas", s'interroge David. Pour David et Mariegniouma, la période est difficile "j'ai une pension alimentaire à verser, des charges de logement, j'ai dû brader ma moto, débloquer de l'argent que j'avais mis de côté pour mon fils, alors que j'aurais dû percevoir le chômage partiel, puis des indemnités de Pôle emploi". Les deux anciens salariés ont eu dû mal à s'inscrire à Pôle emploi "parce que notre ancien employeur n'a respecté aucun délai. Début juin, nous n'avions toujours pas les documents nécessaires pour valider le licenciement, et s'inscrire à Pôle emploi, et cela malgré nos relances par courrier recommandé" affirme Mariegniouma. "Et quand il a enfin rempli l'attestation d'employeur, il n'a pas mis la bonne durée d'ancienneté". 

Les deux salariés ont déposé leur dossier devant le Conseil des prud'hommes "nous demandons, en procédure de référé, le paiement des indemnités de chômage partiel. Nous avons également déposé un dossier sur le fond pour contester la légalité des licenciements", explique François Macquaire qui suit le dossier des deux salariés dans la procédure. L'employeur que nous avons contacté n'a pas souhaité répondre à nos questions. 

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