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Rennes : un week-end de grève pour les livreurs et de galères pour les restaurateurs

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Les livreurs des plateformes Uber Eats et Deliveroo étaient en grève du vendredi 16 au dimanche 18 avril à Rennes (Ille-et-Vilaine), un casse-tête pour certains commerçants. Les grévistes décideront de la suite du mouvement après une réunion avec Uber Eats jeudi 22 avril.

Lors du rassemblement, les livreurs ont noté les noms des grévistes présents dans le but de s'organiser en association.
Lors du rassemblement, les livreurs ont noté les noms des grévistes présents dans le but de s'organiser en association. © Radio France - Maxime Glorieux

Ils n'ont pas encore décidé de reconduire la grève mais sont déjà déterminés à continuer le mouvement. Les livreurs des plateformes Uber Eats et Deliveroo terminent un week-end de grève ce dimanche 18 avril à Rennes (Ille-et-Vilaine). Il était encore difficile de commander ce dimanche soir. 

Une reprise du travail... avant une nouvelle grève ? 

Près d'une centaine de livreurs se sont réunis esplanade Charles-de-Gaulle vers 17 heures afin de décider de la suite du mouvement, qui a commencé le dimanche 4 avril avec une première grève particulièrement suivie. Cette fois, près de 300 livreurs ont refusé toutes les commandes proposées depuis vendredi 16 avril. "Ce n'est pas en faisant trois jours de grève que l'on va obtenir quelque chose, sachant que d'autres villes ont fait deux semaines pour obtenir ce qu'ils ont aujourd'hui", explique Mohammed, un porte-parole du mouvement. 

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Si les livreurs vont reprendre le travail ce lundi 19 avril, cette reprise pourrait être temporaire. Le collectif statuera sur la suite du mouvement après une réunion avec une responsable d'Uber Eats prévue ce jeudi 22 avril. La première réunion, suite à la grève du 4 avril, avait déçu ces livreurs. "On avait beaucoup de revendications la dernière fois et ils ont choisi la solution la plus simple en annonçant ne plus recruter à Rennes. Pas plus tard qu'hier, j'ai croisé des gens, c'était leur premier jour", ajoute Mohammed. 

La CGT venue en renfort 

"Cette fois nos doléances sont moins nombreuses : on veut un salaire juste", lance-t-il. La revalorisation de leur rémunération est la principale revendication des grévistes, qui expliquent que certaines commandes leur sont proposées pour moins d'un euro. 

Cette fois, la CGT d'Ille-et-Vilaine est présente lors de ce rassemblement esplanade Charles-de-Gaulle. Plusieurs prises de parole ont eu lieu, notamment de Ludovic Rioux, animateur du collectif national des syndicats de livreurs CGT. "On compte des mouvements dans plus d'une trentaine de villes. Je ne sais pas si la CGT sera présente à la réunion de jeudi, c'est aux livreurs de décider. Est-ce que les livreurs qui vont assister à la réunion de jeudi auront déjà créé leur syndicat ou est-ce que ça va venir juste après ?", analyse ce syndicaliste venu de Lyon. 

Le chiffre d'affaires de ce restaurateur chute de 80% ce week-end

Les restaurateurs sont les premiers touchés par cette grève. Devant le restaurant Le Ryad, c'est le calme plat. Sur le comptoir, une commande de la veille n'a jamais été livrée. Le gérant, Kamel, a assisté à une altercation entre livreurs la veille. "Ils empêchent les non-grévistes de travailler, il y a dans les livreurs des étudiants qui ne peuvent pas s'arrêter trois jours, ils n'ont pas de réserve derrière eux", regrette le restaurateur qui constate une perte de 80% de chiffre d'affaires durant le week-end.  

Pour faire face aux commandes annulées par les grévistes, les employés de la pizzeria Ciao Bella ont trouvé une solution : "On est obligés d'attendre que les livreurs se présentent pour préparer les commandes, ça ne sert à rien si on les prépare et qu'elles ne partent pas", explique Enzo, avant d'ajouter : "Ça nous embête complètement, même niveau préparation en amont, on doit faire moins pour qu'il n'y ait pas de perte ou de gâchis."

Une plateforme indépendante saturée le premier soir de grève 

Le constat est le même au restaurant L'Ambassade. "Il y a des plats pour Deliveroo qui sont restés sans livreurs, parfois pendant près d'une heure en attente d'un livreur, concrètement ça arrive froid chez le client", regrette le gérant, à la tête du collectif de restaurateurs "On va tous trinquer". Il soutient pourtant les grévistes : "Il y a un vrai problème de rémunération, nous on paye 25 à 30% sur notre chiffre d'affaires à Deliveroo, et on voit bien que ce n'est pas du tout ce que récupère le livreur." 

Un soutien pas tout à fait innocent puisque ce mouvement est une aubaine pour la plateforme indépendante qu'il soutient, les Coursiers Rennais, saturée lors du premier soir de grève.

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