Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Réorganisation d'EDF : 350 opposants rassemblés à Flamanville contre le projet Hercule

-
Par , France Bleu Cotentin

Ce mardi, à l'appel de la CGT, 350 personnes se sont rassemblées aux portes du chantier de l'EPR de Flamanville pour dénoncer le projet de réorganisation d'EDF en trois entités. Le député communiste de Seine-Maritime Sébastien Jumel et l'Insoumis Adrien Quatennens étaient présents.

A l'appel de la CGT, les salariés se sont mobilisés contre le projet Hercule aux portes de l'EPR de Flamanville
A l'appel de la CGT, les salariés se sont mobilisés contre le projet Hercule aux portes de l'EPR de Flamanville © Radio France - Pierre Coquelin

"L'énergie est un bien commun". C'était un des slogans qu'on pouvait lire ce mardi matin sur les banderoles déployées devant l'ancienne cantine de la mine de Flamanville, aux portes de la centrale. 350 personnes rassemblées à l'appel de la CGT pour le "maintien d'un service public de l'énergie".

La réforme n'est pas abandonnée. On craint de se retrouver dans une entreprise cassée, désintégrée, avec une mise en concurrence entre les entités. Et pour les usagers, des augmentations de tarif incontournables. Bruno Le Maire ne le nie pas - Sébastien Ménesplier, de la CGT mines-énergies

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

La raison de cette mobilisation, c'est le projet Hercule qui vise à scinder le groupe EDF en trois entités : l'hydraulique ; le nucléaire ; et la dernière, les énergies renouvelables et Enedis. Un projet présenté en 2019 par le PDG d'EDF, un groupe très endetté. Une refonte poussée par la Commission européenne, qui veille à la question de la concurrence au niveau européen. Ce projet Hercule rencontre une large opposition : les syndicats d'EDF, mais aussi les partis de gauche et des élus de la droite.

Dans la manifestations, des salariés de Flamanville, mais aussi de Penly ou de Paluel
Dans la manifestations, des salariés de Flamanville, mais aussi de Penly ou de Paluel © Radio France - Pierre Coquelin

Nouveau nom, même contenu

Fin avril, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a acté la fin de l'appellation "Hercule", lui préférant "Grand EDF". Mais le contenu n'a pas été modifié. Un projet de loi devait être présenté en conseil des ministre le 19 mai. "Le gouvernement veut détendre le calendrier, car le ministre n'a pas le corps social avec lui", souligne Sébastien Ménesplier, de la CGT mines-énergies. Des conversations téléphoniques ont lieu durant la semaine avec les conseillers de Bruno Le Maire. "Il y a un passage obligé au Conseil d'Etat, qui pourrait se faire en juin. Dans la foulée, il devrait y avoir une présentation en conseil des ministres puis au Parlement", ajoute Sébastien Ménesplier.

Pour le député insoumis Adrien Quatennens, "le projet Hercule confine à l'absurde"
Pour le député insoumis Adrien Quatennens, "le projet Hercule confine à l'absurde" © Radio France - Pierre Coquelin

Un projet "absurde"

"Ce projet est dans la continuité de ce qui se fait depuis près de 20 ans : libéralisation du secteur, ouverture à la concurrence. Mais c'est ce qui explique largement les difficultés financières du groupe", explique le député insoumis Adrien Quatennens, venu soutenir les salariés d'EDF à Flamanville. L'élu du Nord souligne aussi une incohérence qui découle de la législation européenne : "l'ouverture à la concurrence est totalement artificielle. Peu importe la fournisseur, l'énergie est produite par l'opérateur historique, qui est contraint de revendre à prix coutant de l'énergie à ses propres concurrents. On confine à l'absurde". Autre personnalité politiques présentes : le chef de file de la liste communistes-insoumis aux régionales, Sébastien Jumel, ou encore le maire de Cherbourg-en-Cotentin Benoît Arrivé. 

Outre Adrien Quatennens, le candidat aux régionales Sébastien Jumel a fait le déplacement à Flamanville, en compagnie de la sénatrice Céline Brulin
Outre Adrien Quatennens, le candidat aux régionales Sébastien Jumel a fait le déplacement à Flamanville, en compagnie de la sénatrice Céline Brulin © Radio France - Pierre Coquelin

Les Français étaient des usagers, ils sont devenus des clients. Depuis l'ouverture du marché, il y a eu une augmentation de la facture d'électricité de plus de 60%. Pour le consommateur, c'est la triple peine : plus cher, plus compliqué, et plus de démarchages téléphoniques par des fournisseurs alternatifs - Adrien Quatennens, député La France insoumise

Après un tour de France, une manifestation nationale est prévue à Paris le 22 juin. Et la CGT prévient : "ce ne sera pas un baroud d'honneur".

Choix de la station

À venir dansDanssecondess