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Déconfinement : les apprentis du CFA de Blagnac "impatients" de retourner se former dans les restaurants

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Par , France Bleu Occitanie

La réouverture des terrasses des restaurants va permettre aux apprentis de retrouver le chemin des fourneaux alors que la présence en entreprise représente normalement "les trois-quarts de leur temps de formation" indique Christian Cochonneau responsable formation au sein du CFA de Blagnac.

Christian Cochonneau, responsable formation au CFA de Blagnac.
Christian Cochonneau, responsable formation au CFA de Blagnac. © Radio France - Jeanne-Marie Marco

J-1 avant la réouverture des terrasses des bar et restaurants. Les professionnels du secteur sont sur les starting-blocks, les clients également mais pas seulement. Cette reprise est aussi très attendue par les apprentis cuisiniers et serveurs qui sont privés de leurs cours en entreprise depuis le mois d'octobre. Christian Cochonneau, responsable formation au pôle hôtellerie restauration du CFA de Blagnac est l'invité de France Bleu Occitanie.

Vos apprentis s’apprêtent donc à retrouver les restaurants qui se sont engagés à les former...

Ils sont impatients car pour eux, l'entreprise est un véritable équilibre. Pour des jeunes un apprentissage, ça représente les trois-quarts de leur temps de travail et évidemment pour nous, c'est primordial.  

Avec la vente à emporter, certains ont quand même pu maintenir leur formation ?

Oui, il y a eu un maintien d'activité pour tous les jeunes qui sont issus de la filière cuisine. Malheureusement pour les jeunes qui sont en face à face avec le client comme dans le service, l'hôtellerie, l'accueil, la réception ou l’événementiel, ont connu, en général, le chômage partiel. 

Avez-vous réussi à faire des cours de cuisine en distanciel ?

Nous avons appliqué stricto sensu la règle lors du premier confinement au mois de mars l'an dernier et on a vu évidemment les dégâts que cela pouvait provoquer. Et donc, nous avons cette année décidé de maintenir les plateaux techniques en surfant un peu sur la règle qui nous permettait de le faire en cas de décrochage scolaire, ou en cas de fracture numérique. Apprendre la cuisine, ça peut difficilement se faire autrement qu'en pratiquant.

On a essayé de maintenir nos cuisines et nos activités de restauration en fonctionnement. Et les cours théoriques ont alterné entre le présentiel et distanciel, avec une seule fermeture de classe pendant une semaine sur la totalité depuis la rentrée de septembre.

Malgré tout, le décrochage scolaire existe puisque l'entreprise reste quand même le repère de ces jeunes. Il était parfois difficile pour certains d'entre eux de venir même CFA pendant cette période. Mais globalement, on peut considérer qu'on s'en est très, très bien sorti.  

Beaucoup de restaurateurs disent avoir du mal à recruter. Est ce que vous arrivez à comprendre pourquoi?  

C'est un phénomène endémique avec, depuis 2014, une courbe un peu descendante du nombre de jeunes inscrits en formation. Ce sont des métiers qui perdent un peu en attractivité en ce qui concerne les conditions matérielles, les conditions de travail, les conditions salariales.  

Les métiers de la restauration ont toujours été des métiers difficiles, mais là aussi, nous évoluons. Les jeunes ont peut être un peu moins envie de se retrouver dans des métiers plus corvéables que d'autres. Les temps changent et on ne veut plus consacrer 100% à son boulot. 

Les jeunes veulent ressembler aux autres travailleurs et salariés du monde du travail. Et en restauration aussi. Il y a certainement des nouvelles organisations à entreprendre pour les restaurateurs. Et ce confinement va peut-être nous aider...

Est-ce qu'il faut augmenter le salaire des apprentis pour les faire venir ?

Il faudrait l'équilibrer, peut être au regard du niveau des aides financières versées aux entreprises qui recrutent un apprenti. Après, les salaires en apprentissage restent, à mon sens, honorables. Plus que la compensation, c'est plutôt l'organisation du temps de travail qu'il faut revoir.. Je pense que les jeunes se satisfont du salaire. Je ne crois pas que ce soit le problème numéro un.

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