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Réouvertures mercredi : les prix au restaurant, au cinéma, au musée vont-ils changer ?

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Par , France Bleu Occitanie

Ce mercredi 19 mai, c'est la réouverture partielle tant attendue des restaurants et des bars en terrasse, des musées, des cinémas et autres sites culturels. Après près de sept mois de fermeture, les politiques tarifaires ont parfois évolué, dans un sens ou l'autre. Décryptage en Occitanie.

Les restaurants devront respecter une jauge de 50% des terrasses (illustration l'été dernier).
Les restaurants devront respecter une jauge de 50% des terrasses (illustration l'été dernier). © Radio France - Olivier Duc

C'est ce mercredi l'ouverture tant attendue des terrasses, des restaurants et des bars, et des lieux culturels (musées, cinémas, etc.), avec jauges et distanciation. Après sept mois de fermeture, ça n'est pas l'envie qui manque aux consommateurs qui vont sans aucun doute répondre présent. Question légitime : les politiques tarifaires des établissements vont-elles changer ? Augmenter pour compenser, un peu, les pertes des mois précédents. Ou baisser pour attirer les visiteurs et inciter à la consommation. Illustration dans la grande région toulousaine.

Changement de concept, et adaptation des terrasses

Aucun restaurateur ne dira ouvertement qu'il compte saler l'addition. Et il faut aussi souligner que la priorité n'est pas là pour des patrons qui peinent, plus que jamais, à recruter et avoir déjà des cuisiniers et des serveurs opérationnels dès maintenant. Mais la question n'est pas illégitime : avec les frais supplémentaires et les pertes engrangées ces derniers mois, pourquoi ne pas augmenter d'un ou deux euros telle entrée, tel plat, tel dessert, telle boisson ? "On ne parle pas de nos politiques commerciales entre confrères, mais ce ne serait pas illogique après tout", répond Hubert de Faletans, restaurateur à Blagnac (Haute-Garonne) et représentant UMIH 31. 

"Les clients ont été chouchoutés par les plateformes de livraison, ils sont devenus exigeants et pensent que les restaurateurs se sont gavés d'aides pendant les confinements. Une augmentation des prix serait très mal perçue." - Hubert de Faletans

"Ceci dit, après chaque fermeture prolongée, il y a une revue des cartes. Et puis, un changement de concept peut aussi permettre de changer les prix incognito", admet le professionnel qui déplore aussi le phénomène du "no-show", déjà très marqué l'été dernier et qui peut faire perdre beaucoup d'argent aux gérants de restaurants. Les clients réservent dans plusieurs établissements pour être sûrs d'avoir des tables, et finalement ne se présentent que dans un seul. "De plus en plus de confrères demandent des empreintes bancaires ou des pré-paiements à la réservation, ça va se généraliser."

La carte, les prix sont un outil pour faire évoluer le chiffre d'affaire, mais il en existe un autre, autrement plus efficace, quand il peut être modulé : le nombre de couverts. La jauge autorisée en terrasse est de 50%. Cela laisse un peu de marge à ceux qui peuvent élargir leur terrasse. À Labège, Patrick Soula compte bien maximiser la sienne. Son célèbre "Tommy's Dinner" prend place sur son grand parking. "J'ai 100 places assises normalement, je peux en mettre potentiellement 200 en respectant toutes les règles. Et avec 50% de jauge, j'aurais mes 100 couverts", plaide le propriétaire de la chaîne qui a dû fermer deux de ses dix restaurants dans le nord de la France. L'ancien rugbyman va surtout ouvrir un nouvel établissement en plein centre de Toulouse, boulevard Carnot, fin mai.

Musées, cinémas : quelques rares initiatives de promos et gratuité

Dans le monde de la culture, l'approche est différente. Tous les lieux culturels ne s'attendent pas à être pris d'assaut comme le seront probablement les terrasses des restaurants. Dans la très grande majorité des cas, les tarifs ne bougeront pas. Ni à la Cité de l'espace, ni au zoo African Safari de Plaisance-du-Touch, ni dans les cinémas Kinépolis de Fenouillet ou Utopia de Tournefeuille.

Mais certains ont pris des initiatives pour attirer les visiteurs, voire inciter à la consommation de produits culturels. Ainsi, le cinéma Méga CGR de Blagnac (comme l'ensemble des CGR) proposera des places à six euros seulement pour les membres de son "Club", ceux qui possèdent la carte fidélité. En Ariège, l'organisme qui gère six sites touristiques emblématiques comme le château de Foix, le palais des Évêques de Saint-Lizier ou la grotte du Mas d'Azil, offrira 20% de réduction sur le deuxième site visité (hors grotte de Niaux). 

Mais l'initiative la plus marquante, et la plus rare, est sans doute celle du musée Ingres-Bourdelle à Montauban qui sera gratuit lors des six premiers jours d'ouverture, du mercredi 19 au lundi 24 mai inclus.

"On voulait marquer le coup, faire un geste après tous ces mois de fermeture. On a même réussi à convaincre les agents du musée Ingres-Bourdelle de travailler le lundi de Pentecôte." - Philippe Bécade, adjoint chargé de la culture à Montauban

La mairie de Montauban envisage une toute autre stratégie toutefois à moyen terme. Celle d'augmenter le prix du billet d'entrée au musée Ingres. Actuellement fixé à huit euros, il pourrait passer à dix euros après l'été. "C'est plus une façon de se mettre à niveau des autres musées régionaux comme Soulages (Rodez, 11 euros) et Toulouse-Lautrec (Albi, 10 euros), on a d'ailleurs signé un partenariat avec les Albigeois juste avant la fermeture" justifie l'élu en charge de la culture, Philippe Bécade.

Les musées gérées par la Ville de Toulouse pourraient quant à eux, connaître plus tard un "toilettage" de leur grille tarifaire, avec une simplification des catégories d'exonérations ou de groupes. "Pour que ce soit plus lisible, précise l'élu toulousain Pierre Esplugas, c'était déjà prévu bien avant la pandémie". Ces changements seront votés au prochain conseil municipal, le 18 juin.

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