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Économie – Social

Reprise de l'aciérie Ascoval : la décision de justice reportée au 7 novembre

mercredi 24 octobre 2018 à 10:41 - Mis à jour le mercredi 24 octobre 2018 à 10:57 Par Cécile Bidault, France Bleu et France Bleu Nord

Un nouveau délai pour les 280 salariés de l'aciérie Ascoval à St Saulve, dans le Nord. La décision de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg, attendue ce mercredi, est reportée au 7 novembre 2018.

En attendant une éventuelle décision de justice, les salariés d'Ascoval ont cessé le travail, et entendent bloquer l'activité de Vallourec.
En attendant une éventuelle décision de justice, les salariés d'Ascoval ont cessé le travail, et entendent bloquer l'activité de Vallourec. © Radio France - Cécile Bidault

Saint-Saulve, France

La justice devait se pencher sur la situation d'Ascoval ce mercredi 24 octobre 2018. La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg a finalement choisi de reporter sa décision sur la proposition de reprise de l'aciérie de Saint-Saulve, près de Valenciennes, qui emploie 280 personnes. Un nouveau rendez-vous est fixé au 7 novembre 2018. L'usine est en redressement judiciaire et les dernières informations sur son avenir n'étaient pas très rassurantes.

Nouveau rendez-vous le 7 novembre

Ce mardi 23 octobre 2018, à la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, avait lieu une réunion de la dernière chance. Autour de la table, la nouvelle secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, les élus locaux et régionaux, des représentants de la direction d'Ascoval, de Vallourec et d'Altifort, le repreneur potentiel. Mais Vallourec, ancien propriétaire et actionnaire de l'usine, a redit qu'il ne soutiendrait pas le projet de reprise, qui prévoit de maintenir des commandes pendant 18 mois. Vallourec estime que cela lui coûterait 50 millions d'euros, et que cela mettrait en péril sa propre survie.  

C'est du cinéma. Pour nous, c'est la fin."

En attendant une éventuelle décision de justice, les salariés d'Ascoval ont cessé le travail depuis lundi soir et entendent bloquer l'activité de Vallourec. Ils ont installé des engins de chantier et des plots en acier sur la voie ferrée qui relie les deux sites, pour empêcher toute livraison.

Des engins de chantier sont positionnés sur les voies ferrées, pour bloquer l'activité de Vallourec - Radio France
Des engins de chantier sont positionnés sur les voies ferrées, pour bloquer l'activité de Vallourec © Radio France - Cécile Bidault

En apprenant le report de la décision de justice, ils n'ont pas plus d'espoir. "C'est du cinéma. Pour nous, c'est la fin", affirme David à l'issue de l'assemblée générale. Une AG qui a décidé que le travail ne reprendrait pas cette semaine. Les salariés réclament l'organisation d'une réunion avec tous les acteurs du dossier, et un infléchissement de la position de Vallourec.

Parole de salariés de Vallourec, très pessimistes pour l'avenir

Après avoir appris le report de l'audience, les salariés se sont réunis en assemblée générale - Radio France
Après avoir appris le report de l'audience, les salariés se sont réunis en assemblée générale © Radio France - Cécile Bidault

Une lueur d'espoir ?

A la sortie de l'AG, le délégué CGT Nacim Bardi tente pourtant de rassurer ses collègues : "vous parlez au plus optimiste, oui, il y a toujours une lueur d'espoir. La balle est dans le camp de Vallourec. C'est urgent. Très urgent". Mais Michel, qui aura "36 ans de Vallourec le 8 novembre prochain", a "tendance à avoir une larme au coin de l'oeil. Ca fait quatre ans et demi que ça dure, c'est le ras-le-bol".

Michel, 36 ans chez Vallourec - Radio France
Michel, 36 ans chez Vallourec © Radio France - Cécile Bidault

Je suis mort avant-hier, j'attends la date de mon enterrement - Mickaël, salarié d'Ascoval

Pour l'instant, les salariés de Saint-Saulve restent mobilisés sur le site 24 heures sur 24, malgré la fatigue physique et psychologique. Mickaël, chargé de la gestion de ferraille, lance, désabusé : "Je suis mort avant-hier, j'attends la date de mon enterrement. On me l'a juste reportée".

Mickaël entame sa 19e année chez Ascoval. Il n'y croit plus.