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"Resto ensemble" : une cinquantaine de restaurants bretons demandent des efforts aux assurances

Une cinquantaine de restaurants bretons participent à l'opération "Resto Ensemble". Leur but : demander des efforts à l'Etat et aux compagnies d'assurances, pour compenser leurs difficultés financières.

Une cinquantaine de restaurateurs bretons sont inquiets et en appellent aux assurances. Une cinquantaine de restaurateurs bretons sont inquiets et en appellent aux assurances.
Une cinquantaine de restaurateurs bretons sont inquiets et en appellent aux assurances. © Maxppp - Illustration / François Destoc

"Dans les contrats d'assurances, il y a deux choses qui ne sont pas couvertes : la guerre nucléaire et la pandémie", explique Nicolas Adam, chef étoilé, pour son restaurant La Vieille Tour à Plérin (Côtes-d'Armor). C'est pourtant bien contre la pandémie de coronavirus que des restaurateurs de toute la France, dont une cinquantaine en Bretagne, se sont rassemblés sous la bannière du collectif "Restos ensemble ", dont Nicolas Adam est le coordinateur en Bretagne. 

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Pour cela ils ont un mot d'ordre "Assurez ! Ou on va tous y rester". Ce message est écrit sur des affiches, avec lesquelles des restaurateurs ("des petites auberges de campagne aux chefs trois étoiles", selon Nicolas Adam) posent avant de partager les photos sur les réseaux sociaux. 

C'est le cas de Marie-José et Olivier Carissan (ci-dessus) qui tiennent La Petite Auberge, près de Fougères (Ille-et-Vilaine. "Nous cotisons tous les mois, tous les ans, pour ce genre de pertes, déplore Marie-José. J'ai eu mon assureur, il m'a dit 'vous ne vous rendez pas compte de la crise sanitaire. Aucune assurance ne prendra en charge tout ça, à moins que l'Etat nous l'ordonne'". A moins que l'Etat ne décrète une catastrophe naturelle sanitaire. 

"Assurez ! Ou on va tous y rester", c'est aussi le titre d'une pétition , signée par 100 000 personnes, qui demande aux assurances de faire un effort. "C'est quand même pour cela qu'on paie un assureur, il faut qu'il joue le jeu," tonne Nicolas Adam. Le chef et ses soutiens demandent surtout une compensation versée par l'assurance pour rembourser les frais fixes (locaux, électricité, comptabilité...) qui ne sont pas compensées par les recettes, en raison de la fermeture. 

On a des contrats, on paie des assurances.... Mais, comme d'habitude, pour rien

"Ces frais fixes, c'est une somme qui correspond environ à 25-30% de notre chiffre d'affaire", détaille Nicolas Adam, qui évoque la "violence extrême" de la décision de fermeture des restaurants, décidée le 14 mars par Edouard Philippe, "une demie heure avant notre service du samedi soir", déplore-t-il, tout en reconnaissant l'intérêt de la décision.

"Depuis, l'Etat prend des petites décisions, qui grossissent petit à petit", estime Nicolas Adam, faisant notamment référence aux reports de charges, annoncés par Edouard Philippe. "Le problème du report, c'est qu'à un moment il va falloir payer tout ça. Mais on ne fera pas plus de chiffre d'affaire quand on va reprendre", pointe Olivier Carissan, qui conclut : "On a des contrats, on paie des assurances.... Mais, comme d'habitude, pour rien". 

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