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Économie - Social

Retenues sur salaires pour des pauses-pipis chez Cremcentre à Saint Cyr-en-Val : les salariés en grève

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Des conditions de travail "indignes du XXIe siècle" chez Cremcentre à St Cyr-en-Val, près d'Orléans : c'est ce que dénoncent les salariés en grève ce vendredi, qui décrivent les pauses-pipi badgées et les vêtements inadaptés au froid dans cette base logistique de l'enseigne Grand Frais.

La grève a été très suivie ce vendredi parmi la centaine de salariés de Cremcentre à St Cyr-en-Val.
La grève a été très suivie ce vendredi parmi la centaine de salariés de Cremcentre à St Cyr-en-Val. © Radio France - François Guéroult

Saint-Cyr-en-Val, France

La grève a été très suivie ce vendredi à l'entreprise Cremcentre à St Cyr-en-Val, près d'Orléans. Créée en novembre 2017, Cremcentre est l'une des 2 plateformes logistiques de l'enseigne Grand Frais (grande distribution alimentaire), elle fournit 120 magasins à travers la France en produits laitiers et emploie une centaine de salariés en CDI à St Cyr-en-Val. Lors de cette journée de débrayage, les grévistes ont dénoncé des conditions de travail "indignes du XXIe siècle".

Trop de temps aux WC ? "C'est déduit sur le salaire !"

Par exemple, chez Cremcentre, il faut badger pour aller aux toilettes. Les salariés ont droit à quarante minutes de pause dans leur journée de travail, et cela inclut les pauses-pipi - en cas de dépassement, il y a des retenues sur salaire, témoigne Arezki Belkhir, délégué CGT : "Si on reste un peu plus de temps aux toilettes par exemple parce qu'on est un peu malade ou même parce que vous avez accepté de travailler une heure supplémentaire, c'est déduit sur le salaire. En fait, c'est une façon de payer pour aller aux toilettes ! En 2020 ! Ça n'existe dans aucune autre boîte sur Orléans."

Deuxième grief des salariés : des équipements inadaptés au froid des entrepôts. "Là où on travaille, il fait entre 0° et 2°, raconte Guy Kawanda, le secrétaire du CSE. Or, les vêtements qu'on nous donne, ce sont de simples coupe-vents ! On n'a pas de chaussures de sécurité non plus." A cela s'ajoutent, explique-t-il, "une pression permanente", "des cadences infernales" et "les remarques infantilisantes de certains chefs d'équipes".

Des négociations renvoyées à janvier

Conclusion pour Arezki Belkhir, "les salariés éprouvent un ras-le-bol, un vrai ras-le-bol. Si aujourd'hui on dénonce cette situation, c'est parce qu'on réclame simplement du respect. On ne parle pas des salaires - encore qu'on soit sous-payé -, aujourd'hui ce qu'on veut, c'est du respect."

La direction répond qu'elle abordera tous ces sujets le 14 janvier, lors de la réunion pour les négociations salariales annuelles. S'il n'y a pas de réponses immédiates, les salariés promettent de continuer le mouvement. A noter qu'il n'y a pas de grève, en revanche, dans l'autre entrepôt logistique de Grand Frais à St Cyr-en-Val, Prélocentre, spécialisé en fruits et légumes et dans lequel les conditions de travail seraient plus favorables.

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