Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Retraites : les négociations reprennent ce mardi, le gouvernement prêt à des aménagements sur l'âge pivot

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que la grève contre la réforme des retraites dure désormais depuis plus d'un mois, les discussions officielles entre le gouvernement et les partenaires sociaux reprennent ce mardi. Le Premier ministre Édouard Philippe affirme être prêt à des aménagements sur l'âge pivot.

Le gouvernement et les partenaires sociaux vont reprendre les discussions officielles.
Le gouvernement et les partenaires sociaux vont reprendre les discussions officielles. © AFP - BENOIT TESSIER

Après plus d'un mois de grève et une pause dans les négociations due aux périodes de fêtes de fin d'année, les discussions reprennent ce mardi au ministère du Travail entre les partenaires sociaux et le gouvernement. Alors que le Premier ministre confirme être prêt à des aménagements sur l'âge pivot, un compromis, inenvisageable avant les vacances, peut-il désormais être trouvé ?

Trouver un compromis autour de l'âge pivot

Ce mardi, le Premier ministre Édouard Philippe a réaffirmé sur RTL que le gouvernement était prêt à des aménagements sur la question de l'âge pivot : il s'est dit "fermé sur aucune modalité" concernant l'âge pivot. "Si syndicats et patronat s'entendent sur un meilleur système, je le prendrai", a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a également affirmé que la conférence sur le financement de la réforme, proposée par le leader de la CFDT Laurent Berger, était une "bonne idée", et s'y dit "prêt". À l'issue d'une première entrevue dans la matinée, le Premier ministre a annoncé qu'un calendrier de réunions avait été défini avec les organisations syndicales et patronales, et que la première d'entre elles aurait lieu vendredi matin, et porterait justement sur cette idée de "conférence de financement". Pour Edouard Philippe, il faut que "chacun bouge un peu", entre exécutif et syndicats, afin de parvenir à un "compromis". "Je suis ouvert à des discussions sur beaucoup de sujets et j'entends parfois d'excellentes idées", a-t-il confié. 

Lundi déjà, l'exécutif l'avait clamé haut et fort à de nombreuses reprises : "Jamais le compromis n'a semblé aussi proche". C'est en tout cas ce qu'a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

La réforme prévoit pour le moment qu'une personne quittant son travail avant cet âge pivot, fixé à 64 ans, verrait sa pension pénalisée par un malus. Une mesure censée assurer l'équilibre financier du système de retraites, ce que réfute et refuse la CFDT. Dimanche soir, le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, a proposé au gouvernement de renoncer à cette mesure et d'organiser une "conférence de financement".
 

"Le gouvernement prend note avec intérêt" de la proposition, a également salué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, ajoutant toutefois que Laurent Berger "souhaite toujours séparer la question du financement" du reste de la réforme (l'instauration d'un système de retraites par points), "ce qui n'est pas la feuille de route du président de la République".

Un autre signe d'ouverture a été donné par le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a indiqué ne pas être "arc-bouté sur l'âge pivot". Bruno Le Maire a aussi qualifié de "très bonne proposition" l'idée d'une décote temporaire en cas de départ à la retraite avant l'âge pivot, une piste lancée cette fois par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand, un très proche d'Emmanuel Macron. 

Une semaine à haut risque

Reste que sur le terrain, la grève ne faiblit pas, ou peu. La semaine est ponctuée par une série de mobilisations contre le projet de système universel de retraite par points. Renvoi d'audiences, suspension des désignations : de Lyon à Bayonne, les avocats ont "massivement" répondu dès ce lundi à l'appel à durcir la grève, selon le Conseil national des barreaux (CNB).

La fédération CGT-Chimie a appelé à bloquer les raffineries et les dépôts de carburants à partir de ce mardi. "Pas une goutte d'hydrocarbure ne doit sortir des sites pétroliers", peut-on lire sur les tracts. "Sept raffineries sur huit sont en grève", a affirmé ce mardi sur franceinfo Emmanuel Lépine, le secrétaire général de la FNIC CGT.

La grève à la SNCF, désormais la plus longue depuis sa création en 1938, elle, se poursuit mais s'atténue. Mais l'horizon est loin d'être dégagé : l'Unsa ferroviaire, 2e syndicat, a scellé lundi la fin de sa trêve car "toutes (ses) revendications n'ont pas encore été satisfaites", notamment sur la pénibilité. A la RATP, le service sera "proche" de celui de lundi. Seul le trafic des lignes automatisées 1 et 14 sera normal. Les quatorze autres lignes seront ouvertes partiellement ou totalement, mais le service n'y sera pas assuré toute la journée et des stations seront fermées.

Le camp des opposants reste lui inflexible, et il est difficile d'imaginer que la reprise des négociations y changera quelque chose. Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, a redemandé dimanche le retrait de ce "mauvais" projet et averti qu'en n'écoutant pas la partie du pays opposée à cette réforme, "on joue avec le feu sur la future échéance électorale". Même son de cloche du côté de la secrétaire confédérale du syndicat, Catherine Perret, qui a considéré à la sortie de la réunion de mardi matin que la teneur des échanges n'était pas de nature à arrêter la grève. 

Emmanuel Macron "a tort de croire qu'en jouant le pourrissement, les gens vont se résigner", a de son côté insisté Jean-Luc Mélenchon, qui s'est rendu lundi à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne), où la grève a là aussi été reconduite.

- - Aucun(e)
- - -
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu