Économie – Social

Retraites complémentaires : Le Médef propose une décote, la CGT dénonce le manque à gagner

Par David Malle, France Bleu Maine mardi 15 septembre 2015 à 15:57

© Max PPP

Syndicats et Patronat doivent se revoir le 16 octobre pour discuter du régime des retraites complémentaires. Les futurs retraités perdraient plusieurs centaines d'euros par an entre 62 et 64 ans si les propositions du Medef étaient retenus, calcule la CGT ce mardi.

A un mois d'un nouveau rendez vous pour discuter de l'avenir des régimes de retraites complémentaires, la CGT et le Medef ont de nouveau mis la pression sur le camp adverse, ce mardi.  La CGT a évalué le manque à gagner si le scénario du Médef était retenu à plusieurs centaines d'euros par an par futur retraité.

Le Medef propose, entre autres, qu'à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein à 65 ans. L'objectif du patronat, qui refuse d'augmenter les cotisations patronales ,est d'inciter les salariés à travailler un an ou deux de plus et économiser 1,8milliard d'euros d'ici à 2020. La CGT a  évalué à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d'une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans .En appliquant l'abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne "toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros/mois; 2.142,1euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros/mois; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte de 106 euros/mois"

Dans la journée Pierre Gattaz, le président du Médef,  a expliqué qu'il allait rapidement étudier ces chiffrages du syndicat CGT, mais que pour lui la seule solution  pour assurer le financement des retraites complémentaires est d'inciter les salariés à travailler un ou deux ans de plus. Pour Stéphane Galibert, président du Médef en Sarthe, il vaut mieux allonger les cotisations que de baisser les pensions, mais il reconnait aussi que pour se faire il faut dans le même temps améliorer le maintien dans l'emploi des seniors
.

<xc< p="">
</xc

Aucun(e)