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Retraites complémentaires : les propositions chocs du patronat pour renflouer les caisses

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le patronat a durci vendredi ses propositions pour redresser la situation financière des régimes de retraite complémentaire des salariés du secteur privé Agirc-Arrco avant une nouvelle séance de négociation des partenaires sociaux.

Le siège de la retraite des cadres AGIRC et de la retraite complémentaire des salaries ARRCO, à Paris
Le siège de la retraite des cadres AGIRC et de la retraite complémentaire des salaries ARRCO, à Paris © Maxppp

Les régimes de retraite complémentaires des salariés du privé Agirc-Arrco sont au bord de la faillite. Et les solutions proposées par le patronat devraient faire grincer des dents avant une nouvelle séance de négociation des partenaires sociaux sur leur avenir ce mercredi 27 mai

La retraite à 67 ans ?

Dans un projet d'accord transmis vendredi aux syndicats après une série de discussions bilatérales, le Medef, la CGPME et l'Union professionnelle artisanale (UPA) fixent un objectif d'économies de 8,4 à 11,2 milliards d'euros en 2020, 12,7 à 20,1 milliards en 2030 et 14,1 à 25,6 milliards en 2040.

Et pour y parvenir, le patronat propose surtout, parmi d'autres mesures, une réduction définitive des pensions versées aux retraités cessant leur activité avant l'âge d'annulation de la décote (67 ans à partir de la génération 1956), à compter de 2017.

Pour les bénéficiaires d'une pension à taux plein du régime général de la Sécurité sociale, cette décote sera cependant temporaire et dégressive jusqu'à 67 ans.

Dans les deux cas, l'idée est d'inciter les assurés à poursuivre leur activité professionnelle au-delà de l'âge légal du départ à la retraite. Cette mesure ne s'appliquerait pas à quelques cas particuliers, dont celui des détenteurs de retraites à taux plein mais de faible montant dans le régime de base et exonérés de contribution sociale généralisée (CSG).

Equilibre dès 2020 ?

Autre proposition : le patronat veut aussi, à partir de 2016, de réduire à 55% au lieu de 60% le taux des pensions de réversion versées à partir de l'âge de 60 ans aux conjoints survivants de retraités décédés. Le montant de cette pension serait en outre indexé sur la durée du mariage.

Enfin, le patronat maintient sa proposition d'une fusion de l'Agirc et de l'Arrco au sein d'un régime unifié à compter du 1er janvier 2019. Il en attend des économies de 1,3 milliard d'euros à l'horizon 2040. L'objectif des mesures proposées par le patronat est de ramener l'Agirc-Arrco à l'équilibre en 2020. 

L'Arrco et l'Agirc ont confirmé la dégradation de leur situation financière, avec un doublement de leur déficit en 2014 par rapport à 2013, à 3,138 milliards. Ces deux régimes versent à 12 millions de retraités plus de 70 milliards d'euros par an et leur assurent un complément de revenu représentant entre 25% et 50% de leur pension globale, voire jusqu'aux deux tiers pour des cadres supérieurs. 

Si rien n'est fait, les réserves de l'Agirc, la caisse des cadres, seront épuisées en 2018 et celles de l'Arrco, à laquelle sont affiliés la quasi-totalité des salariés du secteur privé, subiraient le même sort vers 2023-2025, estiment les experts.

En quatre ans, le déficit des retraites complémentaires s'est creusé de trois milliards d'euros
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