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Économie - Social

Retraites : dans l'Indre, les syndicats restent déterminés après les annonces d'Édouard Philippe

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Par , France Bleu Berry

En Berry, comme partout en France, le discours ce mercredi d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites n'a pas convaincu les syndicats. Ils appellent de nouveau à la mobilisation ce jeudi ainsi que le mardi 17 décembre prochain.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, dévoile ce mercredi midi les arbitrages de l'exécutif
Le Premier ministre, Edouard Philippe, dévoile ce mercredi midi les arbitrages de l'exécutif © Radio France - YOAN VALAT/EPA/Newscom

Châteauroux, France

Dans l'Indre, sans surprise, Edouard Phillippe n'a pas convaincu les syndicats et les opposants à la réforme des retraites.  Résultat : ils seront sans doute encore nombreux à se mobiliser ce jeudi à Châteauroux (10h, place de la République) ou Au Blanc (15h, devant la Mairie) mais aussi dans le Cher à Bourges (10h, place Séraucourt), Vierzon (10h30), Saint-Amand-Montrond (10h30) ou encore Saint-Florent sur Cher.  Des nouvelles mobilisations interprofessionnelles à l'appel d'une intersyndicale qui visent à "durcir" le mouvement contre la réforme des retraites. Personnels hospitaliers, cheminots, enseignants, avocats, pompiers : tous sont appelés une nouvelle fois à descendre dans la rue.  

Le gouvernement fait l'unanimité contre lui

Au commissariat de Châteauroux, les policiers continuent eux aussi à se mobiliser ce jeudi en assurant seulement un service minimum. Jérôme Retailleau, le secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance a assuré ne voir "aucune avancée" dans le discours d'Edouard Philippe sur la réforme des retraites et annonce la "poursuite" de la mobilisation au sein du commissariat avec "un service minimum" afin de conserver les conditions de leur régime spécifique.  

Des policiers ont manifesté ce mercredi 11 décembre devant le commissariat de Châteauroux durant l'allocution du Premier ministre Edouard Philippe - Radio France
Des policiers ont manifesté ce mercredi 11 décembre devant le commissariat de Châteauroux durant l'allocution du Premier ministre Edouard Philippe © Radio France - Alliance Police Nationale

Signe de leur mécontentement, une quinzaine de policiers s'étaient réunis devant commissariat de Châteauroux au moment où le Premier ministre détaillait le projet contesté de réforme gouvernemental et assurait que des "dérogations" seraient maintenues pour les fonctionnaires exerçant des missions régaliennes. Mais pour Jérôme Retailleau "il n'y a rien à négocier sur notre statut spécifique, sur cela, on ne lâchera pas, ça c'est sûr". 

Même son de cloche du côté des délégués syndicaux de l'Education Nationale dans l'Indre qui dénonce "un vaste plan de communication" du gouvernement. Les enseignants très mobilisés depuis une semaine n'ont pas été convaincus. "C'est le moins que l'on puisse dire" a réagi Lucie Moreau, professeure des écoles à Châteauroux et déléguée syndical FSU Snuipp. Elle ne croit pas Edouard Philippe quand il promet "des revalorisations salariales" pour "sanctuariser" le niveau de leurs pensions de retraites. "Des belles paroles, on en entend depuis un certain moment" dénonce, désabusée, l'enseignante qui a "l'impression d'être de plus en plus méprisée chaque jour"

Des grévistes déterminés

Enfin, du côté des cheminots castelroussins la mobilisation poursuit son cours comme si rien avait changé. "On a voté pour reconduire la grève" dit simplement Xavier, cheminot depuis une trentaine d'années. Dans la gare, déserte depuis quasiment une semaine, aucun train, aucun voyageurs. Seulement des cheminots très déterminés. "On verra au jour le jour sur la reconduite du mouvement mais personnellement je suis prêt à tenir aussi longtemps qu'il faudra" poursuit le berrichon."Cela fait des années qu'on tape sur la tête des cheminots, hors-de-question d'être les perdants" martèle-t-il. Pour son collègue Patrick, le discours du Premier ministre mercredi ne change absolument rien. "C'est de l'enfumage comme ils font à chaque fois." 

La grève commence à peser pour tout le monde" - Une cheminote castelroussinne

Ce cheminot électricien veut l'abandon pur et simple de la réforme.. Mais pour lui, cela passe par des mobilisations plus massive encore : "Plus il y aura de monde, plus on sera forts. A la télé on parle toujours de la SNCF mais tous les Français et les Françaises sont concernés par cette réforme." En attendant, les cheminots sont en première ligne. Coralie est en gréve depuis une semaine et cela commence à faire long. "La grève commence à peser pour tout le monde" dit-elle en rappelant "contrairement aux idées reçues"  que les cheminots "ne sont pas payés pendant la grève"

"J'aimerais qu'on ait pas besoin de manifester en fait" concède la jeune femme dans un sourire. "J'aimerais que là tout de suite le gouvernement se mette à réfléchir et nous dise 'c'est bon on va trouver d'autres solutions'". Mais pour le moment le gouvernement reste inflexible. "Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s'achève" a déclaré mercredi le premier ministre.

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