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Retraites des agriculteurs : l'Assemblée nationale donne son feu vert à une revalorisation à 85% du Smic

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Auxerre, France Bleu Bourgogne, France Bleu Périgord

L'Assemblé nationale a donné son feu vert, ce jeudi, à une revalorisation des retraites agricoles, qui doivent passer de 75% à 85% du Smic. Mais la loi s'appliquerait en 2022, un délai critiqué par les oppositions qui appellent à aller plus vite. Le texte doit maintenant être adopté au Sénat.

Les exploitants agricoles touchent en moyenne 953 euros de retraite.
Les exploitants agricoles touchent en moyenne 953 euros de retraite. © Maxppp - Christian Watier

Des pensions faméliques, pour des hommes et des femmes qui ont usé leur vie au travail sans compter leurs heures ni leurs efforts. Le niveau des retraites des agriculteurs, qui est en moyenne de 953 euros par mois pour ceux qui ont été chefs d'exploitation, va être revalorisé, et passer de 75% à 85% du Smic. 

Les députés de l'Assemblée nationale ont validé cette proposition de loi communiste à l'unanimité ce vendredi, proposition qui faisait également partie de la réforme des retraites du gouvernement. Mais il faudra attendre 2022 au plus tard pour que cette augmentation s'applique, au grand dam des oppositions, qui appellent à aller plus vite et plus fort. Le texte doit rapidement être examiné au Sénat en deuxième lecture.

Une proposition faisant partie de la réforme des retraites

Cette proposition faisait donc partie de la réforme des retraites du gouvernement, suspendue depuis la crise du coronavirus. L'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir récemment que "certains pans" du projet pourraient "revenir, ceux qui concernent la justice sociale". Lors de l'examen du texte, le député communiste André Chassaigne, à l'origine de cette proposition de loi initialement déposée en 2017, avant d'être reprise par l'actuel gouvernement pour sa réforme, a rendu hommage au travail des agriculteurs pendant la crise sanitaire.

Une loi appliquée avec un an de retard 

Mais la proposition de loi portée par le chef de file des députés communiste a été réécrite en partie par la majorité, suscitant la très grande colère du député communiste. Son texte doit bien s'appliquer aux retraités futurs, et également actuels, ce qui n'était pas prévu par le projet de l'exécutif. Ce point a donc été conservé. Mais la majorité a repoussé l'application d'un an, au 1er janvier 2022 "au plus tard". "Si nous pouvons le faire plus tôt, nous le ferons plus tôt", s'est engagé le secrétaire d'Etat aux Retraites Laurent Pietraszewski. Il a mis en avant des difficultés techniques. Pourtant, le président de la MSA, la sécurité sociale agricole, Pascal Cormery avait assuré la semaine dernière que l'application était possible dès le 1er janvier 2021.

Tous les retraités agricoles ne seront pas concernés : "fausse note", loi "vidée de sa substance" 

Les députés ont aussi prévu un "écrêtement des pensions en fonction du montant de retraite tous régimes", pour assurer "une équité entre assurés monopensionnés et polypensionnés". Ce qui signifie que les anciens agriculteurs qui touchent, en plus de leur pension agricole, une autre retraite car ils ont eu un autre emploi en parallèle ou après leur carrière pourraient ne pas être concernés par la revalorisation.

C'est "la fausse note, la mouche dans le lait", a critiqué André Chassaigne, reprenant des mots de Michel Audiard. Le nombre de bénéficiaires potentiels va chuter de 290.000 à 196.000.

Avec les autres représentants des oppositions, les députés LR ont aussi dénoncé le fait que la proposition de loi était "vidée de sa substance", appelant à "un acte de justice sociale". Pour les socialistes, ce texte "est un mieux, un petit mieux".

Des pensions actuellement très faibles 

La pension mensuelle brute touchée par les chefs d'exploitation atteint actuellement autour de 953 euros en moyenne pour les hommes et 852 euros en moyenne pour les femmes, des chiffres qui masquent de fortes disparités. La proposition de loi doit assurer une garantie à 1.025 euros mensuels, soit un gain de 120 euros, pour une carrière complète.

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