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Économie - Social
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Intrusion à la CFDT : "Ces violences sont une honte pour notre démocratie", estime Emmanuel Macron

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Plusieurs dizaines d'individus se sont introduits "violemment" dans les locaux de la CFDT à Paris et ont "agressé, verbalement et physiquement", des salariés, a dénoncé le leader du syndicat Laurent Berger ce vendredi. Selon le syndicat, il s'agit d'une action de grévistes de la SNCF et de la RATP.

Le siège de la CFDT après l'intrusion, ce vendredi.
Le siège de la CFDT après l'intrusion, ce vendredi. © Maxppp - Philippe Lavieille

Le leader de la CFDT Laurent Berger a dénoncé, ce vendredi, le fait que "quelques dizaines d'individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération" CFDT à Paris, où ils ont "agressé verbalement et physiquement des salariés", a dénoncé dans un tweet le secrétaire général du syndicat. "Une honte pour notre démocratie", a réagi Emmanuel Macron ce vendredi soir. 

Une action de grévistes de la SNCF et de la RATP  

"Nous condamnons cet acte et nous ne nous laisserons pas intimider", a-t-il ajouté. Interrogée par l'AFP, la CFDT a dit qu'il s'agissait d'une action de la "coordination SNCF-RATP", née aux premières évocations d'une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites. La CFDT a annoncé qu'elle allait porter plainte lundi.

Un salarié a été plaqué au sol, il y a eu des insultes - La CFDT

"C'était une intrusion violente. Ils étaient une trentaine. Un salarié a été plaqué au sol, il y a eu des insultes", a-t-on précisé à la CFDT, qui va "probablement porter plainte".

Sur son compte Twitter, Anasse Kazib, cheminot Sud rail, et l'une des voix du mouvement, a indiqué qu'il s'agissait d'une "action surprise de la coordination RATP/SNCF au siège de la CFDT". 

On est contre cette bureaucratie syndicale qui porte le nom de Laurent Berger

"Nous sommes solidaires avec les camarades de la CFDT en lutte, mais nous venons dénoncer les propos de Berger", écrit-il. "On est contre cette bureaucratie syndicale qui porte le nom de Laurent Berger, qui est en train de négocier le poids des chaînes, la régression sociale", dit-il encore dans un mégaphone devant un bâtiment, sur une vidéo publiée sur le compte "Révolution permanente". 

La CFDT cible de plusieurs attaques ces jours-ci 

La CFDT, qui était opposée à l'âge pivot, provisoirement retiré du projet de loi,  est favorable à un système des retraites "universel" par points. Jeudi, Laurent Berger avait dénoncé sur franceinfo des "attaques" visant son syndicat ou le visant personnellement. "En ce moment, on a des locaux dégradés, (et) tournent des propos extrêmement dégradants à mon égard ou à l'égard d'autres militants CFDT", avait-il dit.

La CGT "ne cautionne pas" ce type d'action

Dans un communiqué, la CGT, de son côté, a indiqué qu'elle ne cautionnait pas ce type d'action, "quels que soient les désaccords possibles entre organisations syndicales". Elle rappelle que "chaque organisation syndicale est libre de son mode de fonctionnement, de son orientation et de ses revendications".

"Je condamne absolument ce type d'actes. Ce n'est pas de l'expression", a également réagi vendredi sur franceinfo Yves Veyrier, le secrétaire général de Force ouvrière. "C'est inadmissible", affirme-t-il. "Moi, je veux pouvoir exprimer mes désaccord, parfois très profonds, librement, démocratiquement. Je veux que ceux qui ne sont pas d'accord avec moi puissent le faire de la même façon."

Le patron de FO rappelle que son syndicat subit aussi des violences "au quotidien". La fédération des transports de FO, pendant les fêtes de fin d'année, "a été cambriolée, ses locaux ont été mis à sac", rappelle Yves Veyrier. Il dénonce "la mauvaise tournure" que prennent les débats autour de la réforme des retraites.

Macron dénonce "une honte pour notre démocratie" 

"Ces violences sont une honte pour notre démocratie", a déclaré vendredi soir Emmanuel Macron sur LCI. "Je condamne avec la plus grande fermeté ce qui s'est passé cet après-midi. J'ai appelé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, les violences à l'égard de syndicalistes, quelle que soit d'ailleurs les confédérations syndicales, sont une honte pour notre démocratie et inacceptables", a complété le Président.

Ces "faits sont inacceptables", avait affirmé plus tôt Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État chargé des transports, sur BFMTV. "En démocratie, il s'agit de convaincre et non pas de s'imposer par la force", assure-t-il.

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