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Économie - Social

Retraites : le front syndical s'élargit, le gouvernement ouvre la voie à des négociations

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Déçus par les annonces du Premier ministre sur la réforme des retraites, la CFDT et la CFTC appellent, à leur tour, à se mobiliser le 17 décembre. La CGT avertit qu'elle ne fera pas de trêve pour la grève à Noël tant que le gouvernement maintient son projet.

Les syndicats dits "réformistes" ont appelé à leur tour à manifester le 17 décembre contre la réforme des retraites (image d'illustration)
Les syndicats dits "réformistes" ont appelé à leur tour à manifester le 17 décembre contre la réforme des retraites (image d'illustration) © Maxppp - CLEMENT MAHOUDEAU

Deux nouveaux syndicats, dits "réformistes", la CFDT et la CFTC, appellent à leur tour les Français à se mobiliser le 17 décembre contre la réforme des retraites portée par le gouvernement. Favorables à l'instauration d'un système à points, les deux organisations refusent la création d'un "âge d'équilibre" ou "âge pivot", fixé à 64 ans, auquel les futurs retraités pourront bénéficier d'une pension à taux plein. Ceux qui prennent leur retraite avant se verront appliquer une décote, tandis que ceux qui choisissent d'arrêter de travailler après 64 ans bénéficieront d'une surcote. 

Plusieurs organisations membres de l'intersyndicale - qui regroupe FO, la CGT, la FSU, Solidaires et quatre organisations de jeunesse - ont, elles, appelé à "renforcer la grève". Pour la première fois depuis 2010, l'ensemble des syndicats sont donc unis. France Bleu fait le point sur ce qui vous attend dans les jours à venir.

Des actions locales ce jeudi  

Le trafic sera toujours très perturbé à la SNCF et à la RATP ce jeudi. La direction de la compagnie ferroviaire prévoit  1 TGV sur 4 en moyenne, 1 Transilien sur 4 en moyenne, 4 TER sur 10 et 1 Intercités sur 4. Dix lignes de métro seront encore fermées à Paris.

Barrages filtrants, manifestations, opération "péage gratuit"...  des "actions locales" sont également prévues ce jeudi partout en France. La CGT bloque par exemple des routes au Havre et à Rouen. À Paris, une manifestation est annoncée entre 14h et 18h entre place de la Nation et place de la République. 

Les syndicats d'enseignants de la FSU ont appelé à la reconduction de leur mobilisation.

Les syndicats policiers, qui exigent le maintien de leur régime de retraite spécifique, ont décidé de "durcir" les actions déjà entamées la semaine dernière : commissariats symboliquement fermés, réponses aux seuls appels "police-secours", grève du zèle dans les aéroports avec à la clef, l'allongement des files d'attentes aux contrôles. Selon plusieurs sources syndicales, quelque 800 CRS ont entrepris dès ce mercredi de se mettre en arrêt maladie pour contourner l'interdiction du droit de grève et manifester leur mécontentement. C’est le cas dans le Nord-Pas-de-Calais par exemple, où 50 policiers qui devaient encadrer le match entre les footballeurs du Paris Saint-Germain et les Turcs du Galatasaray mardi soir, se sont fait porter pâle. Selon, franceinfo Christophe Castaner et Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux Retraites, ont convié l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la police au ministère de l'Intérieur jeudi après-midi.

Le Conseil des barreaux a pour sa part annoncé qu'il votera des actions ce vendredi.

Une manifestation nationale le 17 décembre 

Après une première journée de manifestations nationales, massivement suivie, le 5 décembre, et une deuxième, mardi, l'ensemble des organisations appellent "l'ensemble des travailleurs à se mobiliser" à nouveau "le 17 décembre".

"Il n'y aura que le Medef qui ne sera pas en grève", a commenté, ironique, le numéro un de la CGT Philippe Martinez prédisant une forte mobilisation. 

"Pas de trêve pour Noël", prévient la CGT

Le secrétaire général de la CGT-Cheminots Laurent Brun a prévenu, ce jeudi matin sur franceinfo, qu'il n'y aurait "pas de trêve pour Noël" dans le mouvement de grève, "sauf si le gouvernement revient à la raison" sur la réforme du système des retraites. "La grève continue, nous sommes au regret de constater que le gouvernement est droit dans ses bottes et donc elle va durer longtemps", a déclaré Laurent Brun. "Le dialogue est au point mort tant qu'on maintient une réforme dont personne ne veut", a-t-il insisté.

"L'âge d'équilibre, c'est négociable", affirme Bruno Le Maire 

"Il y a de la place pour la négociation, que ce soit sur la pénibilité, que ce soit sur les modalités pour parvenir à l'équilibre", a souligné jeudi matin le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, appelant les syndicats, en particulier la CFDT, au dialogue. Il a également ouvert la voie à une négociation sur l'âge pivot : "l'âge d'équilibre, c'est négociable", a-t-il affirmé.

Édouard Philippe "ferme" sur le système universel, mais "pas fermé" à la discussion

"Je suis ferme sur le principe (...) d'un système qui concernera tout le monde (...) véritablement universel", mais "je ne suis pas fermé et j'ai indiqué à l'ensemble des organisations sociales et syndicales qu'il y avait toute une série de points sur lesquels nous pouvions améliorer la réforme", a répété le Premier ministre Édouard Philippe, invité du journal de 20h de TF1 mercredi soir. 

Au même moment sur France 2, le patron de la CFDT, Laurent Berger appelait le gouvernement à faire marche arrière sur l'instauration d'un âge d'équilibre dès 2022.

"Nous avons, dans le régime universel auquel la CFDT est attachée, qu'elle veut créer depuis très longtemps, pris en compte beaucoup des demandes qu'il formule et qu'on peut les affiner" a répondu le chef du gouvernement. "J'ai dit (aussi) que (...) si les partenaires sociaux qui croient au régime universel se mettent d'accord pour dire quel est le chemin qui permet d'arriver à l'équilibre (financier du système, ndlr), la trajectoire et les instruments, je prends". 

"Mais je ne peux pas dire aux Français : il va y avoir du plus, il va y avoir des nouveaux droits sociaux et il y aura sans doute l'équilibre (...) mais je ne vais pas vous dire comment on va le faire", s'est défendu Édouard Philippe avant d'ajouter : "Je réponds à l'ensemble des organisations syndicales que dans ce que j'ai proposé aujourd'hui, il y a un nombre considérable d'avancées, des progrès sociaux très nets. Nous les avons conçus ensemble, en les écoutant et en prenant en compte toute une série de choses importantes qu'ils avaient à dire. Et que nous allons continuer."

Le projet de loi gouvernemental doit être soumis au Conseil des ministres le 22 janvier et discuté au Parlement fin février.

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